deadly disease
il leur avait suffit d'attendre le bon moment, le bon jour. il leur avait suffit d'être patients, le doigt prêt à presser l'interrupteur — il leur avait suffit de compter jusqu'à trois et elles étaient sorties l'instant d'après, avaient avalé un nombre horrifiant de vies. s'étaient emparées des familles et les avaient déchirées d'un coup de croc, avaient disloqué des liens et brisé des coeurs en l'espace de quelques secondes. il leur avait suffit d'un souffle pour faire exploser la capitale, bombes enterrées des années — des siècles ? — plus tôt sous le sol de nausicaa.
il leur avait suffit d'un battement de cil, mais ça ne lui avait pas suffit.
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(patroclus) + massacrons-nous dans la taverne ❞

massacrons-nous dans la taverne
Y a pas besoin de raison particulière pour boire. Pourtant Hide, il en cherche toujours – au début seulement. Ça va du coeur brisé qui n'a jamais rencontré l'amour à la simple envie de voir jusqu'où il peut aller avant de sombrer dans le coma éthylique ; il a toujours confiance parce qu'il sait que c'est son frère qui tient l'Entropique, qu'il sera pas lâché au milieu d'un paquet d'inconnus pour la simple et bonne raison qu'il connaît presque tout le monde, Hide.

Sauf que tout est dans le « presque ». Y a toujours des perdus, des fantômes qu'il a pas encore pu croiser et qui n'attendent qu'un sourire pour qu'il capte qu'en fait il leur casse les couilles – et ça l'a jamais arrêter d'être qualifié de lourd, ou d'être fui comme la peste. Hide c'est un cafard, qui s'accroche jusqu'au dernier moment ouais, jusqu'au jour où on lui plombera la tronche parce qu'il sait pas, il veut pas savoir abandonner.

Alors c'est devenu sa raison, pour ce soir : le forcing. Le gros, le bien lourd qui donne envie de lui enfoncer une poële dans les dents, ou un morceau de parpaing entre les jambes. C'était à ça qu'il pensait en entrant dans l'Entropique avec le faciès du chiot qui retrouve son propriétaire – il se sent vraiment bien qu'entre ces quatre murs, avec les serveuses douces comme du velours et les cocktails qui valent tout l'or du monde. Il aime pas les autres bars Hide, il les voit comme de la concurrence inutile.

Et aujourd'hui il vient pas pour travailler, mais pour consommer. Il vient pour ces âmes qu'il a pas encore rencontré depuis qu'on lui a glissé une couronne sur le poignet. Et des fois il a l'impression que ça le brûle encore, que la marque s'éveille comme pour lui rappeler qu'il a des responsabilités – et c'est peut-être juste les griffes de Clochette sur ses bras, quand il a le malheur de parer un coup de clé à molette.

Et aujourd'hui il se pose sur un tabouret, à côté d'un gringalet qu'il a déjà croisé, il en est sûr – il aime pas être roi Hide, il aime pas qu'on le reconnaisse dans la rue quand lui il peut pas saluer les autres par leurs prénoms. Quand lui il peut pas se permettre de retourner le geste sans se dire quelque part « qui c'est ? » ou sans fouiller dans sa mémoire pour retrouver un semblant d'identité. Il aime pas être connu et il aurait donné la couronne à Seek, s'il le connaissait pas assez pour savoir que ça lui ferait plus de mal encore qu'à lui-même.

« J'te paye un coup, gutten min. » Et aujourd'hui il lâche son éternel sourire trop rassurant pour être casé sur sa tronche, trop honnête pour être cru ; il a pas de mauvaise intention Hide, et c'est souvent ce qui le rend suspect. « Deux gin tonic s'iouplaît miss. » Il demande même pas l'avis du gamin – persuadé d'être forcément plus âgé, plus grand et peut-être même plus puissant, alors qu'au fond il a que vingt-quatre ans et plus de peau que de muscle.

Le verre déjà aux lèvres et l'idée de prendre une grosse tanche dans la gueule qui lui remplit le crâne, il s'appuie sur son coude et jette un œil à son nouveau compagnon, parodiant parfaitement l'air du vieux pervers de quarante-cinq ans. « Et c'est quoi, ton p'tit nom ? » Parfaitement conscient qu'il aurait pu se prendre un million d'insultes au visage et d'être remis à sa place sèchement – et c'est peut-être ce qu'il recherche, au fond. Mais pas assez, pas assez pour en avoir conscience.
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Mer 10 Aoû - 2:13
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18/07/2016
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Dernière édition par Hide le Sam 1 Oct - 10:54, édité 3 fois
MASSACRONS-NOUS DANS LA TAVERNE ;
T'es là depuis un bon moment. Tu sais pas vraiment depuis quand : tu ne regardes jamais l'heure. Tu n'as plus vraiment la notion du temps, tu ne sais même pas quel jour est aujourd'hui. T'attends que le temps passe et puis c'est tout. Tant que ta situation ne change pas, tu t'en contrefous. Tu parles avec la serveuse, mais t'es pas sûr qu'elle t'écoute réellement. Elle se contente d'hocher la tête. T'aimerais parler aux autres, mais ils te tournent le dos. T'es pas dégueulasse ou intimidant pourtant. Alors la petite demoiselle subit tes anecdotes et tes coups de gueules. Tu voudrais te payer un autre verre mais t'as plus un sous sur toi. Merde merde. Tu lui fais les yeux doux, elle tire une grimace : t'es pas très tenace. Oh oh oh. Et alors ? T'avais envie de lui dire. Pas que tu es un alcoolique, tu n'es pas fou dingue du goût, mais plutôt pour les effets qu'elle te procure. Tu as l'impression de te sentir moins seul. Tu as l'impression d'être apaisé. Tu as l'impression d'être bien. Mais ça reste une impression, toi même tu n'es pas très sûr. T'es jamais sûr. Toujours indécis. Ce qui est certain, c'est que tu n'es pas violent, un peu lourd, mais pas méchant. Enfin, tu espères. Tu bois surtout pour penser à autre chose que ce qui te tracasse - ça marche pas toujours. Tu n'es pas forcément habitué à ces cauchemars. Et tu ne sais même pas si c'est normal, de toute façon, à qui tu pourrais en parler, hein ?

Ça t'embête, ça te dérange, ça te perturbe au niveau du cerveau. Tu te sens toujours bizarre. T'es bizarre. Ta joue droite est écrasée contre le comptoir. Tout est trop compliqué pour toi, si on te demande combien fait 4 plus 1 t'es même pas sûr de savoir y répondre. Ta réflexion t'a abandonnée. Ça devient limite gênant. Tu clignes des yeux, tu vois une forme s'installer à tes côtés. Tu te redresses en un mouvement - tu essaies. Un sourire pas très net se dessine sur tes lèvres, rien de malsain au fond, mais d'un point de vue extérieur c'est carrément embarrassant. Heureusement que tu ne te vois pas. Oh mon dieu. Tu te sens heureux quand tu entends qu'il te paie un coup. Il te demande ton nom. Merde. Ton nom ? C'est quoi ton nom déjà ? Parce que t'en as deux. ou trois. quatre ? Tu le fixes. Longtemps. Longtemps. Comme si tu pensais à autre chose. Un air sérieux te colle au visage. Tu plisses les yeux. Tu réfléchis ? Non, mais tu reconnais cette silhouette. Tu attrapes brusquement ses joues entre ton pouce et ton index - ça lui fait une drôle tête de poisson - et l'incite à relever légèrement la tête. Bon sang, cesse ça immédiatement Patroclus. Ah. Ah. Tu vois de qui il s'agit. C'est le roi. Le roi. Tu es sûr ?? T'es parfois paranoïaque alors qu'est-ce que ça donne ivre comme tu l'es. Mais tu es certain que tu es en train d'attraper les joues du roi.

— Aaahhooo. Le roi. Tu es le roi. Je jeeee suis honorééé que tu t'adresses à moi puis, oohh, tu me paies un verre tu es siii booooon merci merci, héhé.

Tu fais pression sur ses joues et tu balances légèrement sa tête de droite à gauche. L'autre pouvait prendre ça pour un remerciement à ta... manière. Non seulement tu le touches, mais en plus tu élèves la voix. Pas très discret le Patroclus. Enfin, tes doigts le relâchent. Tu as franchement du culot, mais à vrai dire en étant cent pour cent sobre tu n'aurais jamais réagi de la sorte. T'étais pas quelqu'un qui manquait de respect au plus haut placé. Tu n'es juste pas dans ton état normal et ça se voyait - sentait. Enfin, tu oublies peut-être de répondre à sa question. Il t'en a bien posé une.

— Jee... mon petit nom je ne sais pas s'il est petit mais ouui c'est un nom, enfin peut-être pas UN, je sais pas je crois je suis ? Martin ou Patroclus enfin j'oublie tellement mon véritable nom mais je suis Patro - hein ?? Martin, oui je m'appelle Martin mais c'est nul alors tout le monde m'appelle Patroculussuzueljljd

Purée, tu es en train de t'endormir debout ? Tu te réveilles en un sursaut et tu te donnes une gifle. Tu sens le silence gênant ? Tu le sens. Bordel mais quelle impression tu devais donner ? Tu fais tellement honte, t'es complètement perché va te faire interner. Tiens, mais le verre devant toi il est là depuis quand ? Tu ne l'as même pas vu. Tu le saisis entre tes doigts et en bois une petite gorgée. Aie aie. Tu as mal à la tête. Tu reposes le verre.

— Je t'ai remercié ou pas ? Il faut que. que je te remercie, parce que je suis pas du tout mal poli, je suis poli je te jure je te jure, j'aime le roi, je lui ferais jamais de méchanceté je pourrais lui embrasser le pied pour me faire pardonner je suis désolé. Tu ne ferais jamais ça et qu'est-ce que tu racontes. Heureusement que tu ne risques pas de t'en rappeler. Tu reprends le verre et le place entre ses lèvres. tieeens pour me faire pardonner je te l'offre.

...Mais c'est ce qu'il t'a payé.
à l'aide.



j'ai trop honte pour lui
Mer 10 Aoû - 18:34
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03/08/2016
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massacrons-nous dans la taverne
Il avait déjà assisté à un tas de situations cheloues, dans sa vie toute aussi étrange. Mais jamais, ou très rarement, il en avait été le principal acteur – donc quand il se fait attraper la tronche alors qu'il s'apprêtait à s'hydrater le gosier, il lui faut une longue réflexion paniquée pour se rappeler que, s'il ravale pas gracieusement sa salive, il allait baver sur les doigts d'un type encore plus déchiré que tous les autres clients réunis.

« Aaahhooo. Le roi. Tu es le roi. Je jeeee suis honorééé que tu t'adresses à moi puis, oohh, tu me paies un verre tu es siii booooon merci merci, héhé. »

Le self-control, c'est pas dans ses cordes. Alors il éclate de rire, en dépit de la position très peu adéquate – il aurait pu lui cracher au visage que ça l'aurait pas choqué, ça aurait juste renforcé son rire de vieille otarie trisomique ; le genre sans bruit, la respiration lourde et les épaules secouées de spasmes dignes d'une crise d'épilepsie sans précédent. Parce qu'il cherche même pas à repousser la main envahissante, à immobiliser sa tête en la sentant se balancer – parce qu'il sait déjà que la soirée se promet d'être absolument mythique.

Et v'là l'enfant qui se perd dans ses propres paroles, jusqu'à s'endormir en plein milieu de sa phrase ; v'là l'enfant qui s'automutile avec une baffe des plus impressionnante, et Hide qui écarquille les yeux, pris par surprise. « Sérieusement, personne lui a conseillé de s'arrêter là ? Genre, y a cinq ou six verres, par exemple ? » La question rhétorique posée à la première serveuse qui croise son regard, son éternel sourire de joker collé à la gueule.
Apparemment pas, puisque le Patroclus aurait pu lui tomber dessus qu'Hide aurait pas été particulièrement étonné. Les mecs bourrés, il connaît ; les fragiles, un peu moins. Quoique.

« Je t'ai remercié ou pas ? Il faut que. que je te remercie, parce que je suis pas du tout mal poli, je suis poli je te jure je te jure, j'aime le roi, je lui ferais jamais de méchanceté je pourrais lui embrasser le pied pour me faire pardonner je suis désolé. Son sourire déteint un peu en entendant les paroles – merde, c'est pas qu'un roi. C'est juste un type, un type normal avant toute chose. « tieeens pour me faire pardonner je te l'offre. »

La gorgée est involontaire et il manque d'en mourir, les poumons envahis par l'alcool de lavette et les sinus maltraités par un nouveau rire anarchique ; sérieusement ça fait pas dix minutes qu'il l'a abordé et il frôle déjà le trépas. Ce gosse – est-ce qu'il est seulement plus jeune qu'Hide ? - est plus dangereux qu'un commando Karma. Après quelques minutes à cracher tripes et boyaux dans une toux aussi déséquilibrée que violente, il s'agrippe au comptoir et finit par laisser éclater son amusement, dans une tape sur l'épaule qui se veut virile mais lui nique plus le poignet qu'autre chose.

« Toi j'taime bien ! Par contre chill sur le rang de roi, j'men bats les couilles que tu sois malpoli j'suis pas ta mère kiddo. » Il repousse le verre vers la place du petit détruit dans un soupir presque fatigué, et termine le sien d'une gorgée inconsciente. « Patroclus, hein ? C'est pas terrible, Martin ça sonne mieux. Français ? » Il est pas sûr à 100% que ça soit utile de poser des questions à un mec aussi déchiré que lui, mais rien que pour obtenir des réponses sans la moindre cohérence, il pourrait lui demander son avis sur la disparition des phoques albinos d'Afrique du Sud – un sujet qui fait polémique, partout où il va.

« Maintenant t'es gentil et tu respires un bon coup parce que t'as l'air à deux doigts de faire une syncope. Ce verre j'te l'ai payé, donc tu le bois et tu cesses. » Et il décide de cesser, lui aussi – il appelle la première barmaid qui se présente à lui et commande une série de scotchs. « Cinq chacun, si tu les termines avant moi j'te rembourse tout c'que t'as consommé ce soir et j'te paye la suite, tant que c'est raisonnable. Sinon, tu travailles pour moi pendant 48 heures. »

Il lui lâche un petit clin d'oeil, l'air de promettre qu'il va y aller mollo – et, dans son infinie bonté, il s'accoude une énième fois au comptoir. « Mais comme j'suis pas un connard, tu peux aller boire un verre d'eau ou te noyer dans un tonneau avant de t'jeter à l'eau. A toi d'voir si tu veux être un bonhomme ou une petite fille, ma douce. J'te laisse 30 secondes, pas une de plus. » Pas un connard, nan.
feat. patroclus
Ven 12 Aoû - 16:46
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18/07/2016
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Dernière édition par Hide le Sam 1 Oct - 10:54, édité 3 fois
MASSACRONS-NOUS DANS LA TAVERNE ;
Hein ? Qu'est-ce qu'il raconte ? Pourquoi te conseiller d'arrêter ? Tu es très bien comme ça. Complètement ivre. Tu te sens bien. Tellement bien parce que tu ne te retiens pas, tu balances tout ce que tu penses, tu ne te mets aucune barrière : mais honnêtement, n'est-ce pas dangereux ? Toi qui veut à tout prix mettre des barrières et raconter aux gens uniquement ce que tu souhaites dévoiler. Le reste ? Enfermé avec au moins dix chaines et trois cadenas. Enfin, tu avais plus de chance de raconter des conneries que parler des profondeurs de ta vie privée. Un coin de ta tête l'espère et te chuchotes de faire attention. En tout cas, le roi là, tu sais pas trop s'il se fout de ta gueule ou pas mais ça fait deux fois qu'il rigole : tu ne sais pas trop comment le prendre. Pas que tu n'aimes pas amuser les gens, au contraire, mais tu as surtout peur d'avoir dit quelque chose qu'il ne fallait pas. Putain merde tu te souviens même plus de ce que tu as raconté ? Tu paniques un peu. Pourquoi il rit ? Pourquoi il rit ? Il se moque de ton état ? De tes paroles ? Il n'a pas tort, tu es plutôt ridicule à voir en fait.

Tu sens la bonne tape contre ton épaule et tu es tellement fragilisé par l'alcool que tu manquais de tomber. Punaise comment le roi parle, t'es genre choqué mais dans le bon sens. Tu ne l'imaginais pas du tout comme ça en fait : en même temps, tu ne l'avais approché, tu l'avais croisé, mais jamais parlé. Puis surtout, tu ne connaissais pas la personne réellement. Enfin, tu es surtout ivre. Tu as exagéré à son propos. Tu serais plus discret, ou pas... tu ne sais pas. Mais là on dirait limite que tu crois parler à un dieu - en plus chelou quand même. « J'suis pas ta mère. » tu le regardes avec des yeux tout rond. Un regard vide et hyper flippant de poisson mort un peu comme Marina Joyce (pardon). Tu réfléchis. Il n'est pas ta mère Patroclus. Logique non ? Il a une banane, pas un abricot. Il te prend pour un abruti, en plus ? Il n'est pas ta mère, qu'il dit. Comme si tu ne le savais pas. T'avais envie de lui faire la remarque mais.... t'es perdu dans ta tête. Puis, il vaut mieux parce que tu te rendrais à nouveau ridicule.

Il te renvoi le verre que tu lui avais offert - bon sang tu détestes quand refuse tes propositions. Il ose dire que Patroclus c'est pas terrible. Tu ne bouges plus. Ne respire plus. Ne cligne plus des yeux. Tu n'existes même plus à cet instant. Tu deviens tout rouge - pas que tu es en colère mais parce que tu coupes ta respiration (pourquoi tu fais ça ??). Tu as envie de verser des larmes. Tu as envie de lui foutre une claque et partir en lui tournant le dos, une larme brillante sur le coin des yeux. Pourquoi ? Tu ne sais pas, mais tu t'es senti blessé. En réalité, tu ne sais toi-même pas si tu aimais réellement le (sur)nom Patroclus. T'accepte pas trop ce que tu vois. Ce qu'on te dit. Ce que tu es. Même sobre t'es perdu sur ton identité, mais bon. Tu surmontes ça. Et au final, tu ne fais même plus gaffe, tu t'y habitues, mais ça ne voulait pas dire que tu y adhérais à cent pour cent. Tu préférais tout de même Patroclus à Martin, oui. Martin sérieusement. Sé-rieu-se-ment. Martin matin. Tu détestais entendre ton propre prénom. Pourtant le roi pense le contraire : Martin c'est mieux, d'après lui. T'hésite entre le haïr ou l'aimer.

— Eeeeeeh oooh dada'ccoooord. Désolé, je serais beaucoup plus malpoli désormais je voulaaais passldjel pas t'offenser. ...Qu'est-ce qu'il vient tout juste de te dire, imbécile ? Hahaha, je saiis pas. Martin. Je suis Martin. Martin. Martin. Martin. Martin. Regaaa à force de dire mon prénom on dirait pas moi tu comprends ce que je dis ou pas ? Martiin. Mamaaartin. Je me sens à poil quand j'entends mon vrai prénom c'est gênant. Mais toi tu peux mon roooiiii.

Grand Dieu, tu délires, ressaisis-toi au plus vite car c'est toi qui est hyper embarrassant, tu risques de faire rougir tout le monde tellement tu es gênant. Tu vois qu'il commande plusieurs verres. Oh bordel. Il veut te tuer. Le roi veut ta mort, on dirait. Mais tu t'en fous c'est le roi - on a dit que tu arrêtes avec ça. Sa proposition, tu ne peux pas la refuser. Oh que non. Te rembourser ? Carrément. Mais c'est de la triche ? Il était encore sobre lui, toi, c'était bientôt wasted pour toi. Ou bien il veut carrément que tu sois mort bourré pour te voler ton portefeuille. Mais il veut voler quoi, un pauvre ? Arrête ta paranoia Patroclus. Tu observes les cinq verres devant toi. T'es pas sûr d'en vouloir finalement. Tu as envie de vomir surtout.

— Mais comme j'suis pas un connard, tu peux aller boire un verre d'eau ou te noyer dans un tonneau avant de t'jeter à l'eau. A toi d'voir si tu veux être un bonhomme ou une petite fille, ma douce. J'te laisse 30 secondes, pas une de plus.

L'enfoiré. En fait, c'est une vrai raclure. Il faut que tu te calmes. Ce n'est qu'un jeu. Un jeu Patroclus. Tu hésites longuement alors que tu ne devrais pas. Boire de l'eau ? Comme si ça allait réduire ton taux d'alcoolémie tiens. A part te rincer la bouche ça ne risquait pas de changer grand chose. Mais tu voudrais bien plonger dans un tonneau. Plonger ta tête et ton corps entier. C'est ton plus grand rêve, en cet instant. Tu veux du frais, de la fraîcheur. Mais tu risquais surtout de vraiment te noyer dedans. Tu poses ton coude sur le comptoir, essayant de l'imiter. Prenant la pose du mec ultra sûr de lui, un sourcil levé.

— Oooooh mais dis né dine dis donc, tu me prends pour qui toi ? Mais c'est que tu es hyper confiant face à moi là. Déjà tu- ben, tu me dis pas petite fille c'est toi la fille, je dirais même la petite fille de deux aaans là non mais je rêve, d'accord j'accepte les doigts dans l-les narines je vais te mettre k.o. Je vaais mettre le roi k.o ddemkj HEEEE LES GARS LES GARS REGARDEZ JE VAIS LE METTRE K.O.

Déjà, respire quand tu parles tu vas t'étouffer. Pourquoi est-ce que tu attires l'attention comme ça ? Quelques regards sont sur vous. D'autres, ne prêtent même plus attention tant tu es pitoyable. Tu éclates de rire et tu frappes ta main contre la cuisse de ton nouveau camarade en même temps. Tu ne sais même pas pourquoi tu ris. Mais tu ris. Tu finis par te calmer, aller, reprend ton sérieux : tu fixes les verres comme un Lucky Luke fixerait Joe avant de tirer.

— Trois, deuuuux, uuuuuun... go !

Tu attrapes fermement le premier verre puis le porte à tes lèvres.

Dim 14 Aoû - 0:34
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03/08/2016
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massacrons-nous dans la taverne
« Eeeeeeh oooh dada'ccoooord. Désolé, je serais beaucoup plus malpoli désormais je voulaaais passldjel pas t'offenser. Hahaha, je saiis pas. Martin. Je suis Martin. Martin. Martin. Martin. Martin. Regaaa à force de dire mon prénom on dirait pas moi tu comprends ce que je dis ou pas ? Martiin. Mamaaartin. Je me sens à poil quand j'entends mon vrai prénom c'est gênant. Mais toi tu peux mon roooiiii. »

Wow. Il en avait déjà vu, des bavards déchirés, mais celui-là tenait probablement l'award du plus incohérent – pourtant Hide dit rien, l'écoute juste toujours accoudé au comptoir, le sourire aux lèvres et l'intérêt piqué. Un tel type dans ses rangs, ça lui fait comprendre pourquoi sa race se fait souiller par Karma et Hybris (c'est plus facile que d'admettre qu'il est en faute). Et les verres sont servis, le roi en frétillerait presque d'excitation à l'idée de sécher un pauvre innocent.

Et le v'là avec la même posture, le sourcil arqué et la provocation sur le bout de la langue – ça vient enfin, un peu de challenge derrière ce ramassis de conneries intéressantes mais rapidement chiantes. « Oooooh mais dis né dine dis donc, tu me prends pour qui toi ? Mais c'est que tu es hyper confiant face à moi là. Déjà tu- ben, tu me dis pas petite fille c'est toi la fille, je dirais même la petite fille de deux aaans là non mais je rêve, d'accord j'accepte les doigts dans l-les narines je vais te mettre k.o. Je vaais mettre le roi k.o ddemkj HEEEE LES GARS LES GARS REGARDEZ JE VAIS LE METTRE K.O. » Il éclate de rire, le roi ; l'assurance de l'ivrogne et la fierté du martyr, ça lui fout autant les jetons que des frissons d'intérêt. « Vas-y chaton, essaye de me mettre k.o. »

Le compte à rebours bancal est jeté et le premier shot lui arrache la gorge – il repose brutalement le verre sur le comptoir et l'habitude des bières lui donne l'impression d'avaler de la lave en fusion, mais il continue avec la sûreté d'un alcoolique, il détruit les deux seconds en mettant sa gorge à l'épreuve, et ça commence à tourner, enfin ; tout autour de lui, comme si quelqu'un avait décidé d'accélérer la rotation de la Terre et qu'on avait pas prévenu Hide. Alors il s'accroche un peu au bois en riant comme un con, il attrape le quatrième verre mais il atteint jamais ses lèvres, parce qu'il le lâche en plein élan, le corps secoué des spasmes de son rire presque nerveux.
« Oops, j'crois qu'jai perdu. » Le cinquième déjà enfilé, le cul reposé sur le tabouret par peur de s'écraser mollement sur le sol. « Quatre sur cinq, tchip. » Sa langue claque dans la légère frustration, et pourtant c'est rien pour lui.

P'tête qu'il cherchait depuis le début à perdre, qu'il comptait faire une pause pour permettre à Martin de gagner – p'tête aussi qu'il se dit ça pour soulager son honneur et panser sa fierté, d'avoir perdu contre un gars déjà complètement déchiré. Et p'tête qu'au fond il s'en bat les couilles, que l'argent perdu sera retiré directement de sa paye, et que ça lui fera pas si mal.
C'est ça d'être un roi, même quand c'est celui des humains on manque de rien, là où d'autres crèvent tous les jours, au milieu des bidonvilles qu'il a jamais su améliorer ; ah, il a l'alcool triste, ce soir.

Etalé contre le comptoir, il lève la main pour obtenir deux bières, et attrape celle du gagnant de l'autre, pour lui dresser le bras avec la force d'un chiot nouveau-né. « M'sieurs, M'dames, v'là l'gagnant du concours Hide vs Martinclus ! » Les syllabes bouffées par la flemme et le hoquet cliché qui déloge toute potentielle crédibilité dans son discours, il passe son propre bras autour des épaules du brun et s'appuie contre lui sans penser aux conséquences, un nouvel éclat d'ivrogne lui chatouillant la gorge.

« Tu bois comme une femme petit, du bout des lèvres. Prends ça, serre-la entre tes doigts. » Il lui colle une chopine dans les bras sans même prévenir concrètement et ramasse la sienne, pour y arracher une longue gorgée – après les scotchs, ça lui fait l'effet d'un grand verre d'eau. « Le jour où t'arriveras à siffler une bouteille de vodka comme ça au p'tit dej, faudra que tu t'poses de sérieuses questions sur l'alcoolisme, mh ? » Et, taquin, il lui caresse le menton – toujours avec l'éternel sourire de clown collé à la gueule, elle-même rougie par l'excès d'alcool. « Et sinoooon, qu'est-ce tu noyais sur l'bar, avec ton air tout triste de chien battu ? »
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Ven 19 Aoû - 0:02
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18/07/2016
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Dernière édition par Hide le Sam 1 Oct - 10:53, édité 3 fois
MASSACRONS-NOUS DANS LA TAVERNE ;
Il t'avait appelé chaton. chaton. Tu ne sais même pas comment tu as fait pour y faire attention. Vraiment ? Tu devais faire peine à voir, tu devais ressembler à un pauvre petit chaton abandonné qui tente de se faire des amis. T'es pas vraiment sûr que ce soit le cas, ou peut-être. Au départ, tu voulais seulement discuter. Mais souviens-toi : ils t'ont tous tourné le dos. Peut-être qu'ils savaient que t'étais pas très riche et modeste, peut-être même qu'ils te connaissaient. Tu ne sais pas, et à l'heure actuelle... tu t'en fous. Tu fais face à ses quatre autres verres et tu enchaînes, certes difficilement. Très difficilement. Mais tu te forces, bordel, c'est pas grave si tu vomis, au moins il payera à ta place : tu n'allais pas laisser cette occasion filer. Il t'annonce pourtant que tu as gagné et te lève le bras. Tu sais même pas comment tu as fait ni ce qu'il s'est passé. Mais t'es largement mort. Tu as mal à la gorge et à la poitrine. Non seulement tu n'es pas un buveur régulier mais en plus tu ne tiens pas l'alcool. Tu as des maux de tête, tu flippes. Tu tenais à peine assis que l'autre vient parasiter tes épaules en y installant son bras et en s'appuyant sur toi qui plus est : pourtant tu ne fais rien, tu y trouves un espèce de réconfort, même si l'autre est seulement aussi ivre que toi. Mais tu apprécies le contact, toi-même tu es plutôt tactile avec les autres.

Apparemment tu bois comme une petite fillette et il te fout une choppe entre tes bras. Tu grimaces immédiatement à la vue de la boisson. Tu n'as vraiment vraiment pas du tout envie de boire quoique ce soit. Tu ne te sens pas bien, et le fait que tu ressens le poids de l'autre sur toi, te donne l'impression d'être sur un bateau et d'avoir le mal de mer. T'as envie de le prévenir, lui dire hey fais gaffe, reste pas trop près mais t'as la flemme de réfléchir. De parler. Il te parle mais tu sais pas quoi encore répondre, c'est surtout que tu n'as pas la volonté et que ça te demandait beaucoup trop d'efforts. Ça te frustre car tu aurais été beaucoup plus vif que ça. Il te caresse le menton et tu fermes les yeux quand il te parle. Putain oui ça devient grave chelou, tu te prends vraiment pour ce chien qui tendrait son cou pour que son maître le chatouille. Patroclus tu n'es pas un chien. Tu es un homme. Enfin. T'es peut-être un chien quelque part. Un chien clochard qui traîne dans les rues à toutes heures et observe la vitrine d'une boucherie en se léchant les babines. Sauf que t'es pas un clodo, t'es juste pauvre.

Tu repousses la choppe maladroitement et laisse tomber violemment ta tête contre le comptoir. Tu lâches un aie tout faible tant tu n'as pas de force. T'as du perdre la moitié de tes neurones vu comment elle est tombée. T'aimerais bien lâcher une vanne et dire "j'ai pris la grosse tête" mais t'es pas vraiment sûr si ça allait le faire ni si ça correspondait à la situation alors tu te tais. Mais tu ris tout seul en y pensant. Tu ris. Tes épaules suivent le rythme. Tu frappes ta main nonchalante contre le bar.

— Mais j'en veux pas de ta bière là ! Laisse moi tranquille j'veux plus boire.. je vais... pruuuutttfff

Tu lâches un bruit bizarre entre tes lèvres, on dirait un gosse. Tu te redresses à nouveau - wow, la salle tourne autour de toi c'est dingue. Tu fermes les yeux et les ouvre une nouvelle fois pour espérer que ça se stabilise. Et merde, alors t'avais vraiment une tête de chaton-chien-clochard-qui-fait-pitié ? Tu avais vraiment l'air triste ? Même ivre tu l'es ? Tu le fixes une bonne minute, largement. Tu fais la moue, la bouche qui tremble, les yeux qui clignent. Tu attrapes son haut fermement entre des doigts et tu enfouis ta tête sous son cou comme une dramaqueen. Puis tu commences à chialer comme le ferait une petite fillette qui s'est fait bobo. T'étais pas sensé de sentir mieux en buvant ? C'est à cause de cette andouille en fce de toi si t'es pas bien maintenant.

— Tais-toi tais-toi tais-toi ou. Je teeee frappe- Non, j'ai pas l'air d'un chien battu j'suis pas triste du tout c'est... sniff. Je veux vivre je veux être heureux je veux être un prince qui habite dans un grand château avec mon papa snif snif. Touuuut le monde ici me tourne le dos personne veut me parler. tu relèves la tête puis tu coinces la sienne tellement fort entre tes bras que tu risquais de l'étouffer. Mais toi tu veux être mon ami heeeeein, tu m'as parlé je sais que tu veux être mon ami alors tu es mon ami n'est-ce pas ??

Putain Patroclus t'es vraiment un idiot, tu n'oses plus le lâcher, parce que tu as l'impression que tu vas tomber mais vous êtes pas tellement en équilibre tous les deux : alors tu l’entraînes malheureusement dans ta chute. BOUM. Vous vous fracassez contre le sol avec les tabourets qui vous tombent dessus. Tu ressens une vive douleur au niveau du dos et des fesses. Tu sais pas comment l'autre est tombé, mais toi en tout cas, t'as pris cher. La serveuse vous demande si vous allez bien, mais tu l'ignores royalement.

— Aarrrrhhgg je suis con meerde. J'ai mal au cul je crois que je me suis brisé le coccyx. Tu tournes la tête et observe ton camarade. Puis un sourire prend place sur tes lèvres et tu finis par éclater de rire. Tu ris. Tu ris plus fort et plus longtemps cette fois. On appelle ça un fou rire. T'es fou et tu ris. Purée, t'en pleure carrément maintenant. Tu sembles même déranger les autres tant t'es bruyant. Mais bordel, que t'es con. C'est taa faute, tu m'as fait boire.

Dim 28 Aoû - 20:22
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03/08/2016
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massacrons-nous dans la taverne
Il n'a jamais eu la prétention d'affirmer qu'il tenait l'alcool – ç'aurait été un mensonge éhonté, et lui aurait valu un manque de respect outrageant, une fois les premiers verres enfilés. Mais là, il doit avouer qu'il en peut déjà plus, qu'à force d'enchaîner les shots son esprit est probablement retourné ; juste assez lucide pour éclater de rire quand Patroclus ferme les yeux. « Tu ressembles aux meufs dans les films nuls genre Twilight...J'te jure, ta tronche hurle ''embrasse-moi'', sale. »

Le coude mollement appuyé contre le comptoir, fixant l'autre bouffon s'exploser le crâne contre ce-même meuble, sans même lui demander s'il s'est fait mal ou non – il a dit « aïe », donc dans la logique des choses... « Mais j'en veux pas de ta bière là ! Laisse moi tranquille j'veux plus boire.. je vais... pruuuutttfff » Nouveau rire, Hide tend la main pour lui tapoter le dos, mais c'est le vide qui l'accueille, et le bras qui retombe avec la grâce d'un pélican. Incompréhension totale – il est où, son dos ?

Mais il a même pas le temps de s'appitoyer sur le sort de sa pitié que Martin s'écrase contre son torse et chiale dans son cou ; qu'on lui dise pas qu'il est straight après ça, il y croira jamais. Cette fois c'est plus facile de lui offrir un tapotement de qualité, alors le roi il se gêne pas et réussit sa manœuvre, dans un énième éclat de rire – les complaintes de la dramaqueen lui passent au-dessus, jusqu'à la mention des amis. Là, ça passe au cran supérieur de sérieux, et Hide tente de le repousser un peu, les mains sur ses épaules, pour le regarder avec le regard le plus drama de sa vie. « A la vie à la mort, on est potes gamin. C'qu'ils ont genre. Pas capté ta... ta euh. Ton entrain... 'Fin ta. Merde, fais comme si t'avais compris. »

Les mots s'emmêlent dans son crâne et son discours perd toute portée rassurante, et finalement ce qui devait arriver arriva : ils tombent avec l'élégance d'un cachalot échoué sur la plage – le grognement du nordiste s'y apparente probablement, quand le sol fait son apparition dure et froide. Ça lui fait l'effet d'une baffe, sauf que c'est sa tronche qui est allée à la rencontre de la beigne en question. Eclaté au sol dans une position qu'il aurait trouvée physiquement inaccessible quelques heures plus tôt, il rampe un peu et pousse un gémissement fatigué. « J'ai mal au cul je crois que je me suis brisé le coccyx. »

Et il rigole, le con. Il éclate de rire comme si on venait de lui raconter la blague la plus drôle de sa vie ; à peine redressé – vaguement – Hide a déjà envie d'le refoutre au sol, ne serait-ce que pour qu'il expérimente le carrelage avec un peu plus de passion. Le pire, c'est qu'il se fait blâmer ; quelle honte. « T'étais d'jà rond comme une queue d'pelle bouffon... » Les tabourets lui servent d'accroche quand il remonte, le crâne en miettes et l'envie de vomir au bord des lèvres. « Pis t'as ignoré la gentille mamzelle qui t'a demandé... Z'avez demandé quoi djà ? » Il rouspète comme un vieux, une main sur le cul et l'autre cramponnée aux sièges et à la vie. « Tvois Pat...patro.. Martin, jsuis sûr que t'es puceau, et qu'c'est pour ça. » Nouveau regard vers la serveuse, sourire. « Tserais pas chaude pour arranger son cas, par hasard ?? »

Cette fois c'est le roi qui éclate de rire, perd son accroche et se repète la gueule dans un « merde » des plus délicats. Assis sur le sol en tailleur, comme si la chute était parfaitement préméditée, il ignore à son tour la demoiselle, plus trop intéressé par son cas. Il fixe son nouveau camarade et essaye de reprendre son sérieux – gorge raclée, yeux vides. « J'ai. Une blague, et une question. Déjà, la blague. Cquoi... Un lépreux. Dans une piscine ? »

Suspens tenu cinq secondes – c'est comme une envie de pisser, il peut pas s'empêcher de lâcher la réponse direct. « UN CACHET D'ASPIRINE. » & là c'est le drame, il manque de s'étouffer en riant au point où vomir ses organes internes l'aurait pas surpris. « T'as compris ??? C'est un effervescent, il... il fond, pa'ce que... sa peau est bouffée, pourrie, jsais pas... » Et il se met à chialer, comme si c'était la chose la plus triste qu'il ait jamais lâchée de sa vie. « C'est toi qui m'a fait boire là, avec tes conneries de jeu... T'es un connard Martin, mais j'taime bien. » Il en a oublié sa question – et p'tête que c'était la blague, au final.
feat. patroclus




Jeu 8 Sep - 9:31
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MASSACRONS-NOUS DANS LA TAVERNE ;
On dirait qu'il aime bien te taquiner. Soit parce que tu as l'air sympa à ses yeux, soit parce que tu as l'air d'un pauvre fragile ou insère d'autres possibilités. Une meuf dans les films nuls... il y est allé fort, quand même. T'as pas réagis ou t'as pas vraiment eu le temps, tu ne sais pas. Encore moins sur la remarque du baiser. Tu l'as juste dévisagé un instant. Tu le dévisages alors que tu as juste envie de rigoler. Ton expression colle pas du tout avec ton envie. Ce n'est pas compatible, ni logique. Tu t'es pas vraiment rendu compte de ta réaction et puisque tu ne t'es pas vu, tu ne comprends toujours pas. Il exagère. Il t'avait caressé le menton - allez dire que c'est amical - et il se permet d'en faire une remarque. Même toi t'avais pas trouvé ça étrange. Bon en vrai, plus rien est étrange quand tu te retrouves dans cet état, sinon, tu ne serais pas en train de chouiner sur lui.

Il te repousse légèrement - sans pour autant que tu le lâches - pose ses mains sur tes épaules et tente de te consoler. Sauf que tu ne comprends pas un mot de ce qu'il raconte. Tu le fixes, avec la petite moue d'un bébé attristé, tu le fixes, mais, à l'intérieur de ta tête c'est le chant des corbeaux. Tu fais semblant de comprendre et d'être touché mais t'es confus bon sang. Ne t'en fais pas, ça doit être réciproque : lui-même ne semble pas se comprendre. Ouf, tu te sens moins bête d'un coup. Mais tu le restes aujourd'hui. Aux yeux de la serveuse, des autres clients et peut-être même de ton camarade du jour. Tu as énormément au bas du dos. Tu es mort de rire mais tu as quand même vraiment vraiment mal. Alors tu deviens un peu inquiet : tu ne veux pas te relever, par peur de ressentir le double de ta douleur actuelle. Tu ne plains même pas ton pauvre compagnon qui lui, s'était carrément mangé le sol. Bon, t'espères quand même qu'il a gardé toutes ses dents. Il a une belle tête ça serait dommage. Tu ne vas pas te mentir : sa chute et sa position finale est en partie la cause de ton éclat de rire.

Apparemment, tu as mis un vent à la serveuse, tu n'as même pas fait attention et tu te demandes comment il l'avait fait, lui. Et tu ne sais pas pourquoi, d'un coup, là, non seulement il affirme sans aucune preuve que tu es un puceau mais te branche vulgairement avec la serveuse. Oh bordel comment il lui parle. Tu la regardes - même si tu vois flou - et tu vires au rouge - même si tu l'étais de base en fait. Elle te regarde puis lance un regard plein de mépris au roi, avant de lâcher un soupir agacé en levant les yeux au ciel. Tu rougirais sans doute pas d'habitude, tu ne sais même pas en fait vu que t'as jamais eu ce genre de situation, mais faut croire que toutes ces boissons alcoolisées éveillent tes désirs. Faut te calmer. Tu es loin d'être un kéké en chaleur même si ça fait longtemps. Alors tu remercies la nouvelle chute de l'autre imbécile qui coupe court à toutes réponses et réactions. Il devrait laisser tomber et ne pas tenter une nouvelle fois d'atteindre le tabouret, où il risquerait de finir à l'hôpital cette fois. Toi, t'es resté assis. Même si tu as l'air d'un clochard - svp on évite de dire ben il l'est déjà - peu importe, tu ne tiens pas à finir paralysé de quelque part. Maintenant vous êtes deux débiles assis au sol. L'air de rien. Vous êtes vraiment gênant. Tu te racles la gorge puis parle à voix basse.

— Re-redis plus jamais ce genre de choses c'est c'est gênant parce que ça fait un petit moment que je la connais en fait...... et ben... et donc ben en fait... voilà hahaha.

Et pour être plus honnête, ce que tu ne dis pas, c'est que t'as franchement pas envie qu'elle te vire pour les prochaines fois d'ici. Tu sais qu'elle est du genre à s'énerver facilement. Bien sûr tu as déjà tenté de lui faire du charme pour qu'elle te fasse des offres, mais rien à faire tu te retrouves face à un mur. Tu ne dois franchement pas l'intéressé. Ou elle est casée, mariée peut-être ? Enfin elle est jolie et puis c'est tout, tu ne tenterais rien avec si ça ne rentre pas dans ton intérêt personnel. Ah, t'en oublies presque l'autre jojo à côté. Il veut faire une blague. Tu le fixes du coin de l'oeil. Oh non tu vas encore rigoler et te faire remarquer - comme si ce n'était pas déjà fait -. En plus, t'as le rire facile, les blagues de nuls, tu connais... alors ça ne serait pas étonnant. Sauf que t'as même pas compris la question. Ni la réponse.... Tu le fixes avec les yeux d'un poisson mort. La recherche est en cours mais aucun résultat n'a été trouvé. Tu le vois éclaté de rire et t'aimerais rire avec lui alors t'es vachement déçu, mais tu ris quand même, un peu. Sauf que tu comprends pas le mot lépreux, tu ne sais même pas ce que c'est, ça te fait penser à leprechaune mais ça a sûrement aucun rapport.

— Non en vérité....J'ai je j'ai... je j'ai pas compris. Tu ne diras pas pourquoi et fera croire que c'est ton état le problème. Limite t'aurais fait la vanne de la chaise pliante j'aurais éclaté mais là tu baisses dans mon-mon estime, je m'excuse majesté.

Ah ouais tu passes de roi à majesté, pourquoi ne pas l'appeler tout simplement pas son nom ? Toujours à en faire des caisses. Et maintenant c'est à son tour de jouer au dépressif, le voilà qu'il se met à pleurer comme ça. D'un coup. T'as vraiment de la peine en le voyant comme ça, même si en réalité il est totalement ridicule, mais pas pour toi : tu penses vraiment qu'il est triste. Alors tu t'avances vers lui - sans te lever une seule fois - et lui tapotes la tête avant de le prendre contre toi en écrasant sa pauvre joue contre ta main. Et tu le berces légèrement comme si c'était un bébé.

— Pleure pleure, chacun son tour, vas-y pleure ça fait du bien parfois tonton est là shhhh shhhh fais dodo.

....mais qu'est-ce qu'il se passe, qu'est-ce que tu racontes ? Est-ce que seulement vous vous rendez compte : dans un bar, tous les deux assis par terre, toi qui le prend dans tes bras comme si tu étais une mère et lui qui chouine parce qu'il a fait une blague. Peut-être même qu'il pleure parce que t'as pas compris. Personne ne dit rien, sans doute parce qu'ils ont tous vu que vous étiez les deux cas les plus désespérés du bar et que ça demanderait beaucoup trop d'efforts pour s'occuper de vous. Puis tu tiltes.

— Par contre c'est pas moi qui a eu l'idée du jeu, qu'est-ce que tu ra-racontes ? C'est de ta faute tout ça si ça se trouve en chemin on va se faire attaquer par des des des... des je sais pas quoi, tant on ne tient pas debout et on va mourir bêtement !! Mourir bêtement ! JE VOIS MEME PAS OU EST LA PORTE.

mais mais Patroclus pourquoi est-ce que. tu paniques ? Pourquoi est-ce que tu t'énerves subitement ?
Dim 2 Oct - 17:04
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