deadly disease
il leur avait suffit d'attendre le bon moment, le bon jour. il leur avait suffit d'être patients, le doigt prêt à presser l'interrupteur — il leur avait suffit de compter jusqu'à trois et elles étaient sorties l'instant d'après, avaient avalé un nombre horrifiant de vies. s'étaient emparées des familles et les avaient déchirées d'un coup de croc, avaient disloqué des liens et brisé des coeurs en l'espace de quelques secondes. il leur avait suffit d'un souffle pour faire exploser la capitale, bombes enterrées des années — des siècles ? — plus tôt sous le sol de nausicaa.
il leur avait suffit d'un battement de cil, mais ça ne lui avait pas suffit.
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Et tu souffles sur ta braise — Zack



Fuck tomorrow.

T’as laissé l’Entropique à Hide ce soir là. Et t’es sorti. Tu marchais, tu marchais vers un lieu à la fois si connu et inconnu que ton assurance naïve n’arrivait pas à savoir si tu t’apprêtais à l’énorme connerie de ta vie.

Ta jambe gauche s’étire, tu sens l’impact au sol dans tout ton membre, ta jambe droite décolle et s’abat à nouveau sur le sol mouillé. Tes gestes sont fluides et répétitifs, tes yeux vrillent aux lumières qui dansent devant toi pendant que tu marches. T’as de la musique dans les oreilles pour cacher le bruit de ton coeur qui bat; tu sais que tu fais l’erreur de vouloir y aller. Tu sais, tu sens déjà la culpabilité ronger ton ventre, mais t’as la curiosité curieuse et tu avances pas à pas, rapides. Tu ne sais plus si les basses résonnent dans ton thorax ou dans tes oreilles, tu ne connais pas particulièrement le chemin, mais tes pas sont précis et déterminés, t’as soif. T’as soif, pourtant t’as pris de l’eau, un petit verre d’eau avant de partir. Tu ne pars jamais sans avoir bu, on dit que c’est bon pour prévenir les angines et autres maladies de cette région, et tu suis cette religion avec conviction. Toujours ton verre d’eau, petit ou grand, frais, surtout frais, pas tiède.

Il fait nuit, un peu frais, tu serres ton manteau au niveau du col, pour ne pas que l’air s’engouffre dans ton enveloppe et ne caresse la carcasse que tu trimballes dans la ville. Ton visage s’éclaire à chaque rencontre avec les voitures, tes yeux se baissent quand tu croises les gens. T’as la sale impression de commettre un crime, et pourtant ta bonne conscience se tait face à l’envie de découvrir ce qui le rend si populaire, si mystérieux, si lui.

Tu n’es plus qu’à quelques pas de l’entrée. Tu vois les gens disparaître dans l’antre sombre du chien. Reviendront-ils ? Est-ce que tu les reverras à l’intérêt ? Pourquoi cette porte à l’air d’un gouffre sans autre fond que la mort ? Pourquoi le trou béant de l’entrée est si noir, plus noir que la nuit elle-même. On dirait que la lune elle-même ne peut pas y entrer, c’est si noir que tes pupilles aussi dilatées peuvent être ne peuvent s’adapter à ce noir, noir, noir de rien, rien n’est présent maintenant. L’appel du vide. Tu sautes. Tu avances, tu as les joues rouges. Petit garçon qui fait une bêtise. Tu marches. Ne fais pas ça. Tu entres. Repars. Noir. Je t’avais dit de partir quand tu le pouvais. La porte se referme. Tes yeux sont clôts. T’oses pas, t’oses pas. Tu marches  yeux fermés, toujours et puis la musique te prend, et puis tu avances encore. On te pousse par inadvertance, tu ouvres. Tu ouvres les paupières et le spectacle te perd. Les gens, la foule, la musique, le mouvement. Ca va vite, t’as l’impression. T’es entrée dans la gueule du loup….la gueule du chien. Il va te mordre, t’as peur, tu vois le bar, le liquide. T’as soif, c’est vrai. T’as toujours soif, et comme un oasis que tu connais bien, faiseur d’eau, sourcier de bar, tu pars en terrain connu. Tu commandes un verre, on n’entend pas, tu parles plus fort, on ne t’entend toujours pas. Tu pointes du doigts, on te sert, tu t’assois. T’oses pas lever les yeux de peur de te faire gronder par un Dieu qui n’existe que dans les consciences des perdus, tu bois à grosses gorgées. Et puis tu le repères. Cerbère.

Ce chien, fils de chienne. Un triplet éhonté, le monstre de foire. Tu ne sais pas comment te comporter. Tu fais tâche dans le décor avec tes cheveux trop blancs d’ange, ta veste trop grande en jean, ton pauvre t-shirt uni et ton jean noir. Qu’est-ce que tu croyais Seek ? Que tu te fondrais dans la masse et que tu mènerais ta petite enquête ? Que c’était un jeu au début ? UN JEU ? Un jeu avec les ténèbres ? Une danse macabre plutôt. Tu poses ton verre et t’avances vers lui. Les jambes tremblent, c’est dérisoire, c’est un mec. T’en as maté plusieurs, mais lui. T’as l’impression qu’il a les yeux couleur lave, qui coulent, qui brûlent. T’as envie de savoir, et t’as peur de fondre et ne plus jamais revenir. Englouti, dissout. Néant.

« Eh Zack, yo mec, quoi de neuf ? Pas mal ce soir hein »

Tu souris, brindille tu vas t’enflammer ce soir, il n’aura qu’à souffler, tu seras un brasier. Tu le sais juste pas encore. Seek, Seek tu vas connaître le goût de l’interdit. Seek, tout va brouiller ta vision. Seek je t’avais dit de ne pas entrer. Mais tu le voulais. Eh Seek. Ne sois pas SICK.
————————————————
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Sam 13 Aoû - 17:02
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03/08/2016
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T'es du genre à ne pas rester à ton poste -il te faut plus d'activité il te faut voir les corps inhabité par des âmes tranquilles des verres qu'on renverse par terre et qu'on repaie aussitôt des bouches qui avalent sans voir si c'est de l'eau ou de la vodka ; il paraît que ça s'appelle la déchéance, mais toi elle te plaît tellement que tu serais prêt à la nommer excellence.
Alors t'es là -à l'entrée. Un peu. Pas longtemps. T'aimes faire l'ouverture voir ces fils à papa bien rangés aux cheveux parfaitement lissés en arrière, ces filles aux jupes sages tant qu'elles ne volent pas, ces autres genres qui sauront qu'ici n'est pas l'antre des jugements. Tout le monde est accueilli, tant que tout le monde consomme.
Après tout, on ne vient pas aux champs élyséens pour rien.
Alors il sourit en reconnaissant les têtes en ouvrant le cordon vip, ça le fait rire ces gens qui pensent être au sommet quand en vrai, ils sont déjà plus bas que terre -un pied dans la tombe, on dit, et toi t'aimais bien cette métaphore. Tu l'utilisais pour les addictions, les tiennes comme celles des autres.
Il paraît que c'est quand on a le souffle coupé qu'on se sent le plus vivant.
T'en sais rien. Tout te paraît plat, de toutes manières.
Et tu vois un col remonté sur des cheveux d'un autre monde -aussi blancs que les tiens sont noirs, négatif. Oh, ce mot aurait sûrement pu vous résumer, mais il faut croire que la fascination vient d'autres adjectifs et qu'au final, un mot, ce n'est pas assez. Ça te fait doucement sourire, alors que tu t'engouffres dans ton paradis noir et on s'écarte quand tu t'avances, ça te ferait presqu'encore plus sourire parce que tu sais que ça n'annonce que le début de soirée -à la fin, les gens ne font plus attention. Ils dansent et ils dansent jusqu'à ce que leurs côtes leur transpercent la peau.
Et tu te décides à lancer le jeu du chat et de la souris -pas trop, juste assez pour attiser sa curiosité, à Seek, à celui qui regarde qui cherche qui observe. Il est presque fluorescent, ici, il attire sans chercher l'attention et c'est un de ces traits que tu voudrais derrière ton bar. Derrière ton nom. Derrière ta boîte derrière ton bureau derrière des rails et derrière des basses qui lui vrillent le cerveau.
Il est si blanc, Seek.
Il est si blanc qu'il ne lui manque que son auréole ; on pourrait s'y méprendre mais ses pas sont bien trop incertains pour un ange bien trop maladroits bien trop humains -mauvais, normaux, communs.
Oh, que tu veux le rendre déchu avant même qu'il n'appartienne au céleste.
Seek. T'as la voix grave comme toujours, suffisamment forte pour surpasser les basses et les hommes ; les yeux qui descendent sur lui le détaillent sous tous les traits en une supériorité flagrante. T'aurais bien voulu connaître son prénom, pour pouvoir le lui susurrer du bout des lèvres pour s'intégrer à son être pouvoir mieux creuser le voir vaciller. J'aurais dis plutôt ennuyant pour le moment. Et t'esquisses ce sourire en coin, de celui qui a trouvé de quoi s'occuper pour la soirée oh c'est presque un requin un prédateur tout au moins et le plaisir se lit dans tes yeux de démon aussi noir que lors des secondes sans ses lumières qui écartèlent les pupilles. Mais on peut toujours rendre ça beaucoup plus intéressant. Il y a toujours ce sourire en plus du haussement de sourcils ; il demande sans demander, Zack, parce qu'il sait déjà que s'il est là, ce n'est pas juste pour boire. Il aurait pu faire ça autre part, chez lui, même, mais non. Il est là.
Et tu sais, au fond, que c'est un peu pour toi qu'il est là.
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Dim 14 Aoû - 0:31
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04/08/2016
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Dernière édition par Zack K. Wallace le Sam 20 Aoû - 16:27, édité 2 fois
KEEP IT MELLO -

Le rouge dévore tes joues. Le sang chauffe ta peau. Tu t’embrases doucement, comme je te l’avais dit. Je te l’avais dit. Tu n’écoutes jamais que ta volonté piquante et tes démons de curiosité. Tu le connaissais d’avant Zack, tu l’avais déjà vu, mais jamais dans sa niche. Niche pleine de puces qui grouillent dans tous les coins. Tu sens que tu vas te faire piquer, mordre. Tu vas être infester, tu vas infester, tu empestes déjà l’alcool et autre substance, t’arriveras pas à t’en défaire, t’es bientôt marqué. Pourtant tu continues à t’engouffrer dans le puis sans fond. Tu pénètres profondément. Des fois tu te demandes si c’est pas toi le chien, à force de creuser ton trou dans la vie des gens. Chien des rues, mais t’es pas de la même race que Zack. Non, toi t’es un bichon dont on prend soin. Une race domestique. Mais Zack, c’est un sauvage, chien errant qui a trouvé refuge, un refuge… Petit aristochien tiens.

« Seek. J'aurais dis plutôt ennuyant pour le moment. Mais on peut toujours rendre ça beaucoup plus intéressant. »


Il a le sourire carnassier des canidés, la babines rouge, et tu crois apercevoir dans le noir une blancheur inattendue et terrifiante. Les canines, tu sais pas combien, mais elles brillent dans l’obscure emboîtante, envoutante. Tu laisses échapper un rire, dernier son de ton humanité. Le rire. Tu te demandes alors si Zack avait déjà vraiment ri, le rire du bonheur. Le rire que t’as dans ton bar, le rire que t’entends et émets tous les jours, le rire vivant, le rire humain. Tu te demandes, pendant que tu le dévisage avec peur et intérêt, depuis combien de temps Zack a renié sa part de vivant, pourquoi il est mort au dedans, et t’en as presque de la peine. Zack. Il devient petit dans ton coeur, mignon presque, un chiot. Mais une main s’abat sur ton épaule. Un mec beugle en direction du videur. Il beugle tellement que t’entends rien à par un ricanement. Sa main est lourde, ton épaule s’affaisse, tu coules, tu coules sur la droite. Elle s’enlève vite, et tu te rééquilibre maladroitement, tu le regardes partir avec une incompréhension dans les yeux. T’as du mal à tout capter, t’as toujours les tempes bourdonnantes du brouhaha blablabla, de la saturation du bruit. T’as l’impression déjà de devenir fou. Tu perds pied. Tu perds l’ouïe des autres.

«  T’as une idée derrière la tête toi » tu dis en criant un peu pour être sûr que la conversation ne tombe pas dans l’oreille d’un plus sourd que toi. «  Fais moi voir tes entrailles ZackZack » Tu parles avec tes mains, tu sautilles quand tu articules et tu ris encore un peu. Dans ton naturel fin et délicat, tu lui donnes un petit poing dans le bras. La blague. Sois sérieux Seek. Merde à la fin. Enfin, la fin… c’est pas la fin, mais la faim qui t’anime. S A V O I R. VOIR. Il ne te reste pourtant que peu de capacité visuelle, alors capte tout bien Seek, ou tu finiras vite vide.
Dim 14 Aoû - 16:44
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03/08/2016
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Il y a les lumières qui flashent devant tes yeux des couleurs sans envie des teintes trop saturées des fantômes déjà qui retournent dans le noir dans ce qui les absorbe tous -mais pas le rouge de ses joues et pas le sang de tes yeux ; c'est comme si l'un appelait l'autre et que ce soit trop fort pour qu'ils s'évanouissent comme le reste. Éphémère, oui, mais pas autant que le reste.
Tu ne t'attendais pas à ce qu'il ri -pas ainsi, pas comme ça, pas aussi vite ; t'es pas de ceux qui différencient les éclats de voix t'es pas de ceux qui comprennent la différence entre un vrai rire et un faux parce que tout se mélange et quand on commence à se mentir à soi-même oh, on ne fait plus de différence. Tu ris, parfois. Ça te suffit. Mais lui -il ri, c'est étouffé par le reste alors tu n'en vois que le physique, la tête qui bouge les yeux qui se ferment les lèvres qui se retroussent ; c'est comme si l'endroit voulait l'étouffer l'empêcher de s'amuser de cette manière et ah, il faut avouer, ça te plaît.
Alors tu le regardes, Seek. T'as toujours ton sourire en demi-teinte et ce n'est qu'un client un peu trop alcoolisé qui te l'arrache en une seconde ; il ne t'en faut pas plus pour capter le regard d'un de tes gars et de désigner du bout de l'index celui qui a osé t'indisposer. Oh, la soirée ne finira pas très bien pour lui, sûrement. Qu'importe, tu ne veux pas vraiment savoir -ça s'appelle la confiance, pour toi.
Et puis il crie ; il n'en a pas trop l'habitude, ça se sent à ses cordes vocales qui tremblent trop qui essaient de rugir mais qui n'arrivent qu'à sortir du bruit sans la prestance qui va avec. C'est un caniche, Seek, tout blanc, chien des villes qui donne l'impression de n'en être jamais sorti. Bien sûr que t'as une idée derrière la tête. Tu l'as eu dès la première fois que tu l'as vu, dès que tu as eu son nom sur le bout de la langue et oh, elle est floue, cette idée, mais elle se met comme un voile sur ton cerveau et ce soir -c'est l'occasion ou jamais. C'est ton sourire qui s'agrandit face à cette provocation -un jappement, tout au plus ; il lui manque toujours la prestance. Toujours la menace l'indifférence l'ennui -quelque chose.
Oh, Zack. Il a l'air si innocent.
Tu le juges un instant de tes presque deux mètres, la mâchoire carrée et l'air absolument pas impressionné, avant de faire un coup de tête. S'il te suit, c'est fini.
On s'écarte en te voyant arriver et ah, ça te fait tellement du bien que c'en est risible ; tu t'approches d'endroits mieux gardés un peu plus privatisés et tu entres sans même hésiter -la musique est toujours aussi forte mais l'espace ne manque pas, et quand on respire on inhale ce que d'autres expirent. Ça s'appelle le coin vip mais toi, tu leur dirais bien que ce ne sont que des saloperies. Il y en a qui te font des signes de tête, d'autres bien trop occupés pour ne serait-ce que te regarder, alors tu traverses la salle sans leur donner quoi que ce soit, si ce n'est un pauvre os à ronger. Ce sont eux les chiens, ici.
Le rideau que tu pousses dévoile une salle ronde, bien trop grande pour deux mais beaucoup moins immense que le reste de l'endroit ; des canapés sur mesure font le tour de la pièce, aussi noir que le reste, illuminés par une lumière rouge qui fait ressortir le blanc de tes dents en fluorescent. Il y a déjà un cercle de verres remplis, au centre de la table -avec une autre lumière, peut-être aurait-on vu qu'ils sont arc-en-ciel, mais ils ne paraissent qu'être d'un camaïeu de rouge. Quel dommage.
Tu vas t'asseoir exactement en face de l'entrée ; tu n'as pas refermé le rideau mais oh tu le laissera faire -à lui de choisir son propre piège. Tu prends tes aises, allonges tes jambes, étends tes bras sur le haut du canapé ; t'as le corps en croix chrétienne mais c'est toujours tes yeux de démon qui le détaillent. Tu veux commencer doucement ? Il y a un sourire carnassier qui suit, celui qui provoque celui qui fait comprendre que oui n'est pas une bonne réponse.
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Mar 16 Aoû - 14:20
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BLOW YOUR MIND BABE
et tu souffles sur ta braise




Ouais, le monde bouge autour de toi et t’es planté au milieu avec Zack-chien qui te fixe de haut. Tu ne comprends pas son dédain, tu t’en fous, tu penses à autre chose, t’essaies d’anticiper mais la saturation du monde t’empêche de penser correctement, et puis de toute façon, depuis quand tu penses toi ? C’est justement là le problème, tu ne penses jamais, ou tu ne penses jamais assez bien, jamais bien loin, jamais tout court. T’es de ces gens qui pensent que tout arrive parce que c’était écrit, et que tu devais faire les choses, tout est écrit, tout est dit, tu n’es que le pantin d’un système qui te dépasse et auquel tu ne veux pas trop penser pour l’instant. Tu ne penses pas.
Et à ce moment précis, tu ne penses à rien d’autre que de t’enfoncer plus profondément dans les ténèbres. Petit Orphée, tu n’as pourtant pas ton Eurydice, ni même ta flûte pour te sauver. Tu t’es fait prisonnier et tu ne le sais toujours pas. Tu ne le comprendras peut-être même pas.

T’as l’impression que tout ce qui se passe devant toi se fait sans que tu n’aies à intervenir, spectateur de ta décadence non révélée encore, tu les vois tous s’affairer, danser, s’écrouler. C’est peut-être ça les Enfers, le monde de la chute, chute. Shhhhht. Tu ne dis plus rien. Tes pupilles sont éclatées par le noir et dans l’ombre où est plongée son corps, tu crois voir des formes mouvantes, des diablotins. Zack-satan, tout respire le luxe et la luxure, la dépravation la dégradation. Pourtant tu le suis, oui tu le suis dans le temple du mal. Le fond du trou, le noir du monde, l’origine du monde ? ou le cul du monde. Tu ne sais pas trop. En tout cas, c’est rond et capitonné. Rouge. Sang. Cuir, la peau, tu la sens, tu sens la tienne commencer à chauffer dans tes joues. Tu entres, observes. Tu vois les gens au loin. Ils n’ont pas le droit d’entrer là où tu te trouves, et tu dois bien avouer que cette séparation à quelque chose de grisant pour toi et ton petit égo que tu as pourtant laissé quand tu es entré dans la boîte.

Un rire t’échappe. Zack te plaît bien. Et tu fermes les rideaux. Dans ta jeunesse folle, tu as finalement décidé de couper tes ailes, tu veux sentir le sol, sentir la réalité, pouvoir te plaindre de la vie dure, comprendre ces gens qui souffrent. Tu as souffert toi aussi Seek. Tu as beaucoup souffert. Tu souffres moins aujourd’hui. Mais tu n’as jamais, oh non jamais coulé, tu as toujours stagné. Tu as toujours été sur ton petit bateau à naviguer le Styx mais tu ne t’es jamais amarré. Jamais foulé la terre des Enfers alors que tout le monde, oui tout le monde y danse, y chante, y vit, y meurt. Et égoïstement, tu veux toi aussi toucher du bout des pieds ce monde inconnu et malsain qui attire tant de monde.

Tu serres le tissus de tes doigts, dos à Zack puis tu essaies de prendre un air confiant, qui dit : je maîtrise la situation baby.

Tu te mets face à lui. «Et c’est à ce moment que je me déssappe et te fais un strip ?» Tu ris encore. On dit que le rire masque la peur, la tristesse, le mal être, le mal. Tu es nerveux, et tu fais le pitre. Tu n’as jamais été sérieux Seek, mais il est peut-être temps que tu vois les choses en face, babe, t’es qu’un enfant de choeur, et bientôt, ton coeur ne sera plus celui d’un enfant.

« On commence comme tu veux baby »


Dim 21 Aoû - 18:18
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03/08/2016
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T'as les yeux qui le détaillent toujours. T'as souvent plus l'air d'un fauve que d'un chien, mais au final ce qu'on ressent le plus c'est la bestialité, des envies qu'on ne renie pas des choses un peu trop brutes qui font peur parce qu'elles sont trop grandes trop explosives trop vraies -toi, t'es déjà dedans, il ne peut plus rien t'arriver de pire, mais ah, ceux qui regardent, ils sont effrayé par ce qu'ils peuvent devenir.
C'était peut-être ça, au final, qui t'excite le plus.
Tu ne vois que son dos quand il referme le rideau -c'est une issue facile, il suffit de vouloir pour sortir mais tu sais, dans son geste, qu'il comprend qu'il a scellé sa soirée. Oh, sa remarque fais naître un autre sourire sur tes lèvres ; il est un peu sec, un peu craquelé, mais la réponse ne fait aucun doute. Il a beau rire, Seek, ce n'est pas ton cas et on lit dans tes yeux une espèce de suite à sa proposition -le reflet d'une idée qui lui a traversé l'esprit, à l'autre, à n'en point douter. Ça te fait rire, toi aussi, mais plus intérieurement, d'un rire que tu montres encore avec les dents.
Il a toujours eu les mots légers, Seek, comme s'il avait peur de leur donner du sens et de se noyer avec leurs poids, comme si la comédie lui permettait de dire ce qu'il pense en faisant croire aux autres que ce n'était pas écho de ses pensées -oh, tu te demandes s'il ment, Seek, quand il parle. Tu te demandes si les sobriquets dont il affuble tout le monde ont un sens, si sa soumission verbale a un but, si sa manière de bouger est plus parlante ; tu te demandes aussi si c'est ce que tu veux -choisir pour lui, ce n'est pas vraiment le déchoir. C'est plus lui enlever ses ailes du bout de tes griffes et oh, même si c'est une idée séduisante, ce n'est pas ce que tu es venu chercher.
Tu fouilles dans ta poche intérieure, sort ton paquet de cigarettes. Elles sont tout ce qu'il y a de plus commun, un extra avant le début du filtre, rien de bien fou, non. Il y a un briquet qui sort en même temps que ta clope, tu l'allumes patiemment avant de tirer ta première bouffée de nicotine. Tu la relâches dans l'air, la fumée éphémère, avant de replanter ton regard dans le sien. Donnes-moi un chiffre entre un et huit. T'enlèves délicatement ta veste noire pour dévoiler un top tank encore trop grand, toujours trop grand et toujours noir, les muscles de tes épaules à découverts comme pour montrer encore plus de bestialité, tu te penches pour attraper un de ces shots sur la table ; tu renverses ta tête d'un coup et tu sens même pas la saveur de l'alcool, juste une brûlure sur tes lèvres -oh, tes blessures n'ont pas encore cicatrisées. C'est un peu comme jouer à la roulette russe. En moins létal. Tu tires une autre latte, la recrache vers le haut ; la fumée n'est pas encore trop présente mais oh, elle ne tardera pas à s'accumuler. Et t'as les yeux rivés au plafond, le mur qui vous sépare des étoiles ; il y a des choses projetées, toujours les même teintes rouges, des motifs psychédéliques un peu épileptiques -ça suffit pour fasciner lorsque l'esprit n'est plus très présent.
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Mar 23 Aoû - 15:08
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04/08/2016
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Prison dorée. T’es coincé bébé. Tu le sais. Et ouais. T’as rien pour sortir, mais tu veux juste t’en sortir. Mort à toi, t’es pas le roi, et c’est comme ça. Tes poings sont serrés, la mâchoire suit le mouvement tendu de ton corps. Tu te retournes et lui fais face. Assume bébé, dans le fond tu t’es déjà planté, et t’as perdu le temps de déconner. Tu passes une main dans tes cheveux l’air de rien, mine de rien. Tu fais toujours de mine de rien, hein. T’as jamais été un mauvais garçon, juste un con. Tout le monde le sait bien finalement.

T’entends encore le battement des basses dans les pièces d’à côté. Le mouvement lancinant des corps aliénés, déformés. L’ailleurs de de la réalité, ils sont loin, ils sont haut, ils sont là mais leur esprit est d’un espace temps que tu t’apprêtes à dépasser ce soir. Le coeur t’en bas, et finalement tu n’entends plus que lui comme douce mélodie horrifique. Tu te mords les lèvres et décolle un pied du sol, puis un autre, jusqu’à avancer jusqu’au trône de Zack. Il règne en maître, tu ne sais plus s’il est gardien ou roi, mais dans tous les cas même son souffle rauque ne t’inspires plus la confiance que tu avais affichée en entrant.

Mais dans le fond de quoi t’as peur Seek ? De te retrouver dans un état végétatif ? d’être vulnérable  ? Dans le fond, tu l’es un peu, et même la fumée expulsée n’est qu’une barrière de plus à ta vue et tes sens, elle t’enveloppe de son odeur, et si elle paraît transparente au premier abord, c’est la pire. Elle ne te lâchera pas de si tôt, elle s’incrustera d’abord dans les tissus de tes vêtements pour ensuite s’incarner dans les cellules de tes poumons, fumée de crasse, elle graisse tes chairs et s’ancre à ta peau, la preuve irréfutable de ta bêtise. Tu la regardes se déposer sur toi, et tu remontes doucement sur l’origine de cette envolée volubile. Le Chien. Fils de chienne, tu te demandes alors s’il n’a jamais eu de maître, et l’idée de le voir attaché à une laisse te redonne le sourire, mais le genre de sourire qui n’est plus aussi innocent que ceux d’avant, le genre de sourire qui fait comprendre que finalement, toi aussi, t’as brisé la barrière de l’insouciance, celui qui te redonne un peu confiance, celui qui te fait croire que t’as encore une CHANCE. Une chance de résister, une chance de ne pas plier.

Tu t’assoies sur un pouf noir, toujours noir, toujours sombre, en face de Zack, et puis tu te serres à boire, et le liquide glisse dans la gorge comme une eau dans le fleuve, l’habitude, bébé, t’inquiète pas, t’as l’habitude de ce genre d’élixir. L’élixir de l’oubli. Du bonheur parfois, mais souvent du malheur. Les apparences. T’es un peu trop familier avec les apparences faut croire. Tu lèches tes babines, clin d’oeil canin.

« 6 » Et 6 n’est pas une coïncidence. Honneur au diable, gloire des Enfers, flatterie. Divisible de 3. Cerbère. Je te fais une fleur, on joue pour toi, Zack. Santé. T’as les coudes sur les genoux, la tête posée sur tes mains croisées et tu lui souris. « Oh et je t’en prie, épargne moi toute sorte d’avance, on joue à part égale ce soir, tu m’entends ? Tu bois mon eau quotidienne, je respire ton air vital… A part égale » Tu le fixes, la lueur céleste qui t’entourait métaphoriquement a abusé de ses derniers rayons, et finalement, tu n’es ici qu’en Orphée, seulement, tu ne sais pas si tu vas pouvoir remonter avec ta fierté.
Jeu 27 Oct - 16:39
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03/08/2016
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Et il avance comme s'il allait à l’abattoir, à la potence à l'exutoire, à la sortie finale -c'est presque triste, alors que rien n'a commencé. Oh, tu sais que tu es lent, Zack. Ce n'est pas dans ta nature de précipiter les choses, encore moins quand ce n'est précisément pas ce que tu veux.
Tu ne le lâches pas des yeux. Comment pourrais-tu, d'un côté -ses cheveux blancs deviennent sanglants et fluorescents dans l'obscurité carmine, ses mouvements tardifs qui appellent le regard, et puis ses pupilles à lui.
Il a de l'aisance quand il s'agit de boire, d'un niveau que tu n'atteindra sûrement jamais. Il a toujours cette provocation dans l'air, quelque chose d'un peu brut qui a du mal à rentrer dans vos poumons ; tu tires encore sur ta cigarette. Ta sentence. Ce qui te détruit les sens ; et tu sais que tout n'aura pas le même effet sur toi et sur lui. Après tout, t'es un cabot qu'on peut tuer avec des carreaux de chocolat. Tout ce qui se trouve dans cette pièce te tuera à la longue -mais tuer un immortel, ça a toujours été compliqué.
Tu te penches sous le sixième siège, selon son chiffre, pour en sortir un boîte en métal gris. L'apparence est anodine, un peu trop griffée, déjà ancienne ; le cadenas saute d'un coup de tes griffes dans le trou de serrure.
Et il parle -Seek parle toujours trop. Tu te dis qu'il doit souvent regretter sa langue trop pendue et pas assez habile, trop brute et pas assez réfléchie mais ah -chacun ses habitudes.
Tu n'as pas l'intention de lui faire des fleurs, de toutes manières. Il sait que tu n'es pas ce genre de monstres, de héros comme ils vous appellent, de choses qui viennent du fin fond des croyances. Des mythes.
((oh, Orphée a su charmer Cerbère ; mais toi, Seek ? C'est encore chose à confirmer.))
Tu fais glisser la boîte jusqu'à chez lui en un crissement des plus désagréable, et tu ajoutes un mot, en tapotant le couvercle de tes griffes. Alors à toi l'honneur. Et tu retires cette kératine en la faisant flirter avec le métal, doucement, long gémissement de plainte ; ton dos claque contre le dossier quand tu reviens enfin, un autre verre déjà dans la bouche, la cigarette impatiente de s'imprimer sur le bout de tes lèvres. Tu gardes la surprise parce que ça fait partie du jeu, tu sais plus ce qu'il y a dedans mais oh, qu'importe. Il y a encore plein d'autres boîtes et bien d'autres occupations.
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Dim 6 Nov - 18:01
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04/08/2016
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Et tu souffles sur ta braise — Zack
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