deadly disease
il leur avait suffit d'attendre le bon moment, le bon jour. il leur avait suffit d'être patients, le doigt prêt à presser l'interrupteur — il leur avait suffit de compter jusqu'à trois et elles étaient sorties l'instant d'après, avaient avalé un nombre horrifiant de vies. s'étaient emparées des familles et les avaient déchirées d'un coup de croc, avaient disloqué des liens et brisé des coeurs en l'espace de quelques secondes. il leur avait suffit d'un souffle pour faire exploser la capitale, bombes enterrées des années — des siècles ? — plus tôt sous le sol de nausicaa.
il leur avait suffit d'un battement de cil, mais ça ne lui avait pas suffit.
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quand les poubelles dansent, les étoiles filantes flanchent — romistiti

19h24 - tes paupières s'ouvrent. tu te déconnectes un instant de la vie virtuelle, ton ventre crie famine. tu te rends compte qui plus est, que tu es retard dans ton programme. tu as de plus en plus de mal, c'est avec de plus en plus de calomnie que tu te forces à décoller ton nez de la surface lisse et palpante de ton écran, tes mains s'y plongent, non, tes rêves, comme de jolies pensées qui s'évanouissent dans la seule source d'infinité de ce monde, où tout est possible, où être sociale ne dépend que d'humour et de laisser aller. Ta chaise roule silencieusement et tu ajustes ta tête, elle te fait mal. Alors tu manges, tu grignotes ton sandwich du soir et tu prends tes pilules. le soleil se couche, ton échine s'hérisse comme le dos d'un chat en colère.

mais tu t'en fiche,
ou plutôt non,
il est trop tard de toute façon,
tant de jours expirés,
et tac au tac,
le trac t'attaque.

mais aujourd'hui, monsieur, tu as décidé de rester plus longtemps le long de la cime des vagues. le vide, voilà ce qui te fascine plus que n'importe quelle autre chose. c'est, depuis la nuit des temps, la seule chose qui pouvait juste un instant, te faire du bien. tu marchais le long des murs abîmés par l'érosion du vent d'hiver, tu souriais en entendu le sable crépiter contre le béton froid d'été. sans t'en rendre compte, le subtil bruit du sable s'estompa, laissant place au désagréable décibel d'un miroir brisé. Ou plutôt, d'un téléphone piétiné. tu regardes autour de toi, personne. sans le moindre regret, tu jetas l'appareil à la poubelle.
et l'écologie alors.

21.07 - tu t'assieds sur le brise lame et tu t'endors. tu rêvasses, précisément. et de tes rêves et pensées naissent alors dix jolies et aériennes petites étoiles, lumineuses d'un blanc lunaire, gravitant autour de toi, de ton être.
Ven 19 Aoû - 0:20
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Dernière édition par Jiminy le Mar 23 Aoû - 1:47, édité 1 fois
Les étoiles sont là, haut dans le ciel pour narguer Romana. Un soupire lui échappe. Tout en décollant son oeil de la lentille, elle songe - pas de grande réflexion pour ce soir - elle a hâte de rentrer. Pour elle observer les étoiles c’est bien plus plaisant depuis son petit balcon, depuis le toit d’un immeuble… Bref, n’importe où en hauteur, où on ne risque pas de toucher le sable.
Incapable de se concentrer sur ce qu’elle observe ; ses pensées sont perturbées par sa seule envie : rentrer. Elle regarde à travers son imagination, se voyant retirer ses chaussures et en vider le contenu dans sa poubelle. Puis se préparer à manger (plutôt se réchauffer), pour enfin être libre de dormir. La banalité de ses propres pensées lui donnait encore plus envie de partir. Et c’est sans tarder que la réaction arriva - un dernier soupire - elle repart. En emportant son matériel, elle pensait avoir tout sur elle. Et pourtant elle laissait sur les lieux un souvenir ; son portable. Tombé de sa poche, il restait étendu sur le sable (il allait pas bouger).

Laissé à son triste sort. Jusqu’à ce que sa propriétaire ait ce réflexe, sa main glisse toute seule dans sa poche, mais hélas… Le vide. Et dans l’autre poche ; toujours rien. Après un rapide constat du vide intersidéral qui avait prit place dans tous les endroit où un portable pouvait se glisser, Romana tire une conclusion : perdu. Puis vient le stress - pour un si petit objet, pourtant si important - elle qui se rentrait à un pas lent, elle accélère pour son retour arrière.
Mais à son malheur, sur les lieux ; rien. Une fois de plus.

Marcher, tourner (dans le vide) (ou en rond), et ne pas voir le temps passer. Malgré le stress et la fatigue montant à une vitesse grand v, elle reste déterminée à le retrouver (quel autre choix elle a ?) - explorant chaque recoin, toujours plus loin… Toujours plus de sable sous les pieds. Définitivement énervée. Sa soirée qui tourne au désastre (sans exagérer) et pourtant, elle continue de marcher.

Elle aurait pu crier (sa rage) si elle avait été seule ; hors elle ne l’est pas. A peine arrivée sur les lieux, son regard se pose sur le garçon au loin. Le garçon qui dort ( ou qui en a l’air ) ; à tout hasard, elle ose s’en approcher. La technique de passer à côté - juste vérifier si il dort - quoique, elle est suffisamment désespérée pour lui parler. Puis voyant ses yeux entrouvert, avant même de croiser son regard, elle l'ouvre. « Hé, hm. Bonsoir. » - car qui ne tente rien n'a rien - « Désolé de te déranger mais... Tu traînes sur cette plage depuis un moment où tu viens d'arriver ? » ...quitte à passer pour un flic « Nan parce que j'ai perdu un objet, pas loin d'ici normalement... Enfin bref, t'as pas vu un portable ? » Et le tout en cachant à quel point elle est énervée.
Ven 19 Aoû - 22:30
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05/08/2016
Empathie inversée
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réponse perdue
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Mar 23 Aoû - 2:13
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Dernière édition par Jiminy le Ven 2 Sep - 0:49, édité 2 fois
Confuse. Ne sachant pas si elle devait applaudir un si beau discours, ou commencer à vraiment s'énerver. L'hésitation marquait son visage tandis qu'elle fixait celui de son interlocuteur. Croyant au départ à une mauvaise blague; puis forcée de constater que ce garçon était sérieux - sa dernière phrase vint l'alarmer. « Attends tu... tu as fais quoi ? » L'hésitation se fit très vite remplacée par la colère. Sur son visage, impossible de tromper ses propres émotions. Elle était sûre d'une chose ; elle avait envie de crier. Qui les aurait entendu, seuls sur la plage ?
Elle avait cependant une affaire à régler. Elle ignorait encore où pouvait se trouver son portable... brisé, ça c'était certain. « Bon et... Tu en as fais quoi ? » Avoir affaire à un justicier des plages à une telle heure n'était pas vraiment le scénario idéal qu'elle avait imaginé pour rentrer chez elle. Elle lui accordait cependant le fait que ce modèle de portable était d'une qualité contestable - mais son intérêt se portait ailleurs. Loin, très loin d'ici (l'envie de partir).

De toute évidence, le garçon en face d'elle n'était pas décidé à l'aider - même pas désolé d'avoir brisé son portable - elle repensait au fait qu'elle n'avait rien trouvé sur les lieux du crime. Une conclusion. « Ne me dis pas que tu l'as...jeté ? » Et pitié, pas à la mer.
Mer 24 Aoû - 21:56
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05/08/2016
Empathie inversée
hybris

Tu te lèves, tu n'as plus le temps, il passe si vite et là, un méninge claque, un neurone dicte une idée. Tu retires le sable collé à ton pantalon et tu respires. Tu détestes parler aux gens, encore plus que marcher dans une rue pleine. Tu ne COMPRENDS pas pourquoi tu n'y arrives pas. Tu as conscience que c'est si facile pour les AUTRES qui suivent les mouvements délirants de la société ou des gens. Tes mains bougent nerveusement, un tic, un toc, un truc bidule qui te fait passer pour le gros bipolaire que tu es. Encore plus silencieusement que la brise pesante qui planait entre toi et elle, tu te diriges vers la poubelle.
Et tu la renverses.
Malade mental,
psychotique,
psychose du soir,
seul,
dans le noir,
avec comme seules amies,
les étoiles qui luisent,
qui explosent,
qui pleurent,
et seulement,
en ton honneur.
« La réponse est juste ici, je n'ai pas de gants sur moi », tu regardes l'heure sur ton téléphone.
22.16 – tout en pianotant sur ton clavier tactile, tu lances tout aussi sobrement « il faut tout ranger après ».


Spoiler:
 
Ven 2 Sep - 0:48
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Invité
Elle suivait sans dire un mot ; pour le coup, surprise, choquée...intriguée ? Garçon pas comme les autres, son attitude différait de tous les jeunes pseudo rebelles qu'elle avait pu croiser. Mais sa réflexion n'allait pas plus loin ; sans doute par manque d'envie. Alors elle suivait, et elle observait.
Son regard passif le laissait agir à la manière d'un psy qui laisse parler son patient. Elle le laissait renverser, le laissant exploser sous ses yeux – sans réellement chercher à comprendre. Le pourquoi du comment ne l'importait que très peu.
Elle se penchait, saisissait son objet abîmé (totalement cassé) à travers les débris. Une fois en main elle enlevait toutes les saltés qui recouvraient l'écran – une fois ce geste fait, elle pouvait se voir dedans. Puis elle observait un visage encore plus impassible que le sien, se tenant juste derrière elle. « Eh bien, merci ce fut très aimable. »

Puis elle s'abaisse encore une fois, remettait tout en place. « Tu ne vas pas m'aider ? » Non. Sûrement pas. Elle se relevait, s'avançait. « Toi qui es si galant et serviable, tu me prêtes ton portable deux secondes ? Je dois passer un appel, et maintenant que je n'ai plus de téléphone... »
Elle s'y risquait car après tout, quel autre choix elle avait ?
Il se faisait tard. Il faisait déjà noir.

hrp:
 
Mer 14 Sep - 18:46
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05/08/2016
Empathie inversée
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quand les poubelles dansent, les étoiles filantes flanchent — romistiti
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