deadly disease
il leur avait suffit d'attendre le bon moment, le bon jour. il leur avait suffit d'être patients, le doigt prêt à presser l'interrupteur — il leur avait suffit de compter jusqu'à trois et elles étaient sorties l'instant d'après, avaient avalé un nombre horrifiant de vies. s'étaient emparées des familles et les avaient déchirées d'un coup de croc, avaient disloqué des liens et brisé des coeurs en l'espace de quelques secondes. il leur avait suffit d'un souffle pour faire exploser la capitale, bombes enterrées des années — des siècles ? — plus tôt sous le sol de nausicaa.
il leur avait suffit d'un battement de cil, mais ça ne lui avait pas suffit.
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Nuit d'accalmie – Zack K. Wallace




MUSIQUE – Éperdu parmi les méandres de sa propre bêtise, il refrène tant bien que mal l’humeur haineuse qui hante encore ses traits, mais qui bientôt vrombira d’un sourire acéré. Une épouvante qui va se jouer et qui vibre en lui, défaite rageur d’un souvenir coincé aussi invisible qu’incisif.  Qui songe à oublier se souvient. C’est irrévocable. Doit-il seulement être accablé par son impatience, après cette deuxième tentative qui s’est finalement échoué. Fâcheux incident désordonné, entre des lignes de pensées disparates qui se murmurent et s’entrechoquent devant le silence d’une évidence. Il s’était raté et en beauté. Il n’avait eu le temps de rien, pas même de mot, pas même de geste. Trop rapide. Trop fort. Il n’avait qu’à peine eu le temps de se détourner que la violence du coup marqué sa genèse d’hostilités quotidiennes. Et il s’était senti tomber, pour mieux sombrer.

Un grondement s'éteint de lui-même aux tréfonds de sa gorge lorsqu’il avait esquissé les premiers gestes, douloureux. Il lui semblait que l’on essayait de lui parler, mais les mots n’avaient guère plus de sens que de vagues chimères. Lentement, son esprit rejoignait les rouages d’une réalité douloureuse. Les muscles se bandaient sous un effort vain, tandis que les pupilles clignaient et se plissaient, essayant de distinguer ce qu’il se trouvait là. Il n’y avait plus la ruelle qui s’étendait sur une ville vivante, mais il lui semblait entendre au loin quelques bourdonnements qu’il ne pouvait identifier, l’esprit encore trop enrayé, mais un lieu inconnu s’immisçait, rendant Rupture dans un état douteux. Dualité d’une certaine euphorie pour certainement combler l’incertitude qui avait brièvement défilé sur ses traits blafards. Il n’arrivait pas à percevoir l’ombre d’une sortie d’où il se tenait. Il finit par couler ses pupilles cendrées devant lui, détaillant sommairement le faciès de l’individu qui se dresser devant lui et qui le surplombait nettement de sa taille. Rupture n’affectionnait aucunement la position dans laquelle il se trouvait, mais il s’efforçait de rester encré malgré les élancements qui régnaient encore dans son crâne.

- Mh.

Il n’entendait pas encore très bien les sons qui se dégageaient, mais il gardait aux lèvres un sourire étrange, ponctués par un dodelinement de la tête. Peut-être avait-il énoncé une réponse du geste qui ne plaisait à son interlocuteur. Rupture gardait les lèvres scellées en attendant la prochaine frappe – ou peut-être de mieux entendre les questions ou exclamations qui suivront. Ou simplement pour cacher le coup qui vrombissait dans sa tête. Bordel, celui qui l’avait frappé ne s’était pas retenu. Alors Rupture, il montre ce qu’il sait faire de mieux, feindre et fabuler.

« Si le jeune homme avait contemplé ce triste Cerbère, peut-être se serait-il dit : Il n'y a plus qu'un jeu de cartes dans ce cœur-là »





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Ven 19 Aoû - 15:55
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11/08/2016
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Dernière édition par Rupture le Lun 22 Aoû - 17:11, édité 1 fois

il n'y a que le bruit de la batte qui atterrit mollement au creux de ta paume ; tu la relances avec toujours la même justesse alors qu'elle tourne dans les airs, la rattrapes, la relances. c'est un signe non pas de nervosité, oh non, plutôt d'agacement -pourtant on ne dirait pas, tant le calme est installé sur ton visage. il n'y a pas de quoi être en colère, plus maintenant ; après tout, t'as tout ce que tu veux dans cette pièce même. le voleur, avachi sur sa chaise, un bleu au creux de la nuque ; ta batte, solide sous tes ongles qui ont un peu trop tendance à se transformer en griffes ; même du café bien brûlant à lui renverser dessus si jamais il ne se réveille pas assez vite à ton goût.
parfait, définitivement.
il ne restait plus qu'à attendre, doucement, ou peut-être pas. ce n'était pas encore décidé, alors tu marchais tu venais tu réfléchissais tu notait quelques petites choses qu'il faudra que tu fasses ; il y a une boîte qui traîne dans la salle : on peut voir qu'elle est vide et toi, tu savais que c'était ce qu'il voulait.
sauf qu'elle est à toi, et que personne ne touche ce qui t'appartient.
c'est un grondement qui te fait tourner la tête ; il y a les lumières braquées sur lui, de quoi l'aveugler autant que ses cheveux blancs trouent tes pupilles -il y a bien trop d'anges par ici, tu ne peux pas résister d'enlever les ailes de certains d'entre eux.
tout est gris -tout est gris, le sol, le plafond, sa chaise et même les liens qui l'entravent- sauf vous ; toi, poupée de cire aux traits trop noirs et lui. lui. beaucoup trop blanc pour le laisser comme ça, pour ne pas l'abîmer.
tu tires une chaise jusque devant lui et tu t'assoies, le dossier contre ton buste et la batte qui vient soulever son menton d'un geste qui se veut ferme et doux -oh, pour le moment. tu veux qu'il lève les yeux, qu'il voit à qui il a affaire, qu'il sache qu'il ne s'en sortira pas aussi facilement. tu l'avais déjà frappé une fois, suffisamment fort pour lui faire perdre connaissance, tu n'hésitera pas à le faire une seconde fois. en plein dans les dents, peut-être, à moins de préférer les reins l'estomac les poumons le sacrum le genou les doigts de pieds. tellement de possibilités, ah.
tu le fixes de tes yeux morts et oh, doucement, le bout de ta batte s'appuie de plus en plus fort sur son pharynx. tu le fais sans vraiment réagir, tu veux qu'il comprenne que le danger est présent et que tu n'aimes pas quand on ne te donne rien à te mettre sous la dent -carnassier. tu m'as pris quelque chose, la dernière fois. la dernière fois, pas aujourd'hui -parce qu'aujourd'hui, c'est toi qui l'a arraché de ses rues sales et de son auréole trop blafarde. dis-moi où est-ce que tu l'as mise. ce n'est pas une question -il y a ton ton impérieux, ta batte qui s'appuie d'un coup un peu plus, ta tête qui se penche légèrement sur le côté, et tes yeux froids, pourtant si rouges.
ce n'est pas une question, mais tu allais avoir une réponse.
hrp // crimson, ft. rupture + bad habbit + en espérant que ça te convienne ♥
Dim 21 Aoû - 16:09
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MUSIQUE –  Une voix rocailleuse qui aimerait tant pouvoir insulter, mais qui ne fait que s’égarer pour pouvoir mieux saccager. Il fait couler ses pupilles de nouveau vers l’objet qui s’appuie contre son pharynx, le dos fourbu et les vertèbres raides, Rupture s’efforce d’ignorer la pression qui l’écrase, la pression qui fait mal, la pression qui rend euphorie ou qui rend la colère à sa juste place. Il lui semble revenir de loin, mais dorénavant bien réveillé. Il lorgne de ses yeux cendrés l’endroit où il se trouve. Gris, tout est gris. Sauf ses yeux morts qui le fixent, sauf cet amas charbonné qui le scrute d’un ton carnassier. Et un sentiment gronde en même temps qu’un sourire hagard. Cela lui donne envie de meurtre.

« Tu m’as pris quelque chose, la dernière fois. »

Cela était fort probable, voir certain, mais les affabulations brassaient alors ses pensées, se réverbérant même sur son regard coulant à travers la pièce, une nouvelle fois. Peut-être essaie-t-il de gagner du temps, en vain. Le poids de la batte s’abat, il le sent même si le toucher est doux, la douleur n’en reste pas moins étouffante. Il n’avait pu que lancer un grognement distinctif, le trahissant honteusement. Evidence criarde d’un corps qui n’accorde pas d’importance aux efforts dûment gagné, mais au moins peut-il se consoler de sa volonté qui ne ploie pas.  

« Dis-moi où est-ce que tu l’as mise. »

Il ose enfin lever la carcasse qui l’élance encore, pour mieux le fixer, pour mieux rouler des yeux afin de souligner le sourire d’un geste innocent, pauvre pantin qui ne se rend compte de sa situation. Il n’y avait que les paroles se réverbérant dans la salle et les pensées qui s’enchevêtrent, cherchant un moyen, une réponse suffisante. Mais il n’y en a pas. Il n’a rien, à part les élucubrations divagantes de ses pensées versatiles, la tête dodelinant légèrement.  

« Hm. Ici et là je dirai... Un peu d’un côté, par-là… et une autre dose, par-ci…Je n’en sais pas plus. »

Il accorde volontiers l’importance à son interlocuteur, laissant son souffle buttait, se tissant dans l’écho de la pièce blafarde et infernale pour celui qui subira. Sa vague silhouette se dresse plus encore, gonflant la poitrine pour mieux recevoir, mais se gorge des pupilles qui se plissent et des dents qui grincent pour ne rien ressentir. Sauf qu’il éludait et il allait le regretter, il le sentait. Mais son arrogance n’avait d’égal que la haine qui bouillait en lui, osant s’aventurer jusqu’à ses lèvres blafards en un sourire gouailleur.

Ce n’est pas bien,
Ce n’est pas bien Rupture,
Mais il ne peut pas l’arrêter.

« Je ne veux pas dire, mais plus la batte s’enfoncera et plus ça m’empêchera de parler. Mais ce n’est qu’une suggestion après tout. »

Le regard se fait plus alerte, l’œil attentif guette les gestes de son bourreau, les muscles contractés pour refouler la pression qui danse et s’enfonce. Peut-être sera-t-elle suivie, peut-être qu’elle s’arrêtera, mais Rupture avait l’espérance d’un attrait, pour mieux s’en remettre et se dégager. Espoir vain qui ne veut se voir tarie. Alors le menton fier s’illusionne devant les babines qui se font carnassier, prêt à agir. Mais étrangement, Rupture avait l’impression que c’était lui qui était prêt à mordre, moins tranquille. Le moment viendra.
« Si le jeune homme avait contemplé ce triste Cerbère, peut-être se serait-il dit : Il n'y a plus qu'un jeu de cartes dans ce cœur-là »





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Lun 22 Aoû - 17:11
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11/08/2016
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il t'a entendu. il dodeline de la tête comme s'il n'était pas vraiment du monde des vivants, un entre deux quelque chose qui mord la réalité, qui la distord -tu crois pas aux histoires de fantômes. tu sais reconnaître tes compères -il y a quelque chose dans leurs auras, dans leurs manières de voir le monde, de te voir toi. celui-là n'est pas divin, tu dirais même qu'il n'est qu'à peine humain.
tu n'as pas d'avis sur ces races, tu n'as pas d'avis sur les guerres et tu n'as pas d'avis sur les paix non plus ; toi tu veux des gens dans ton club et des bagarres des batailles peut-être, neutre chaotique, c'est comme ça qu'on pourrait t'appeler.
mais chaotique tout de même.
sa réponse fait fleurir un sourire sur ta face pâle ; c'est ceux qui se croient les plus malins qui sont les plus plaisants à replacer. à ferrer, à marquer, à isoler, à aliéner.
il se redresse mais la batte ne quitte pas son point de pression, mais tes prunelles sont toujours aussi brûlantes aussi rouges aussi lave, et le silence s'installe -pas que tu ne sais pas quoi dire, non. tu sais qu'il est dans une démonstration, qu'il essaie de manipuler l'air vide comme toi tu le fais. à une distinction près : t'es pas attaché à une chaise, toi.
sa deuxième réponse rend ton sourire encore plus brillant -elle fait dévoiler de la dentine, des canines et autres épines. tu ne dis rien -pas besoin. la batte se baisse, atterrit pile entre ses deux jambes alors que tu déplaces ta propre chaise un peu plus loin. même s'il était debout, tu l'aurais dominé, toi et ta taille de géant -même en chien, tu l'aurais peut-être dépassé, au moins égalé. tu réutilises ton bout de bois pour remonter sa tête. il est toujours là, ton sourire. ce n'est pas un problème. je suis sûr que tu parviendra encore à te faire entendre. mais ce qu'on entend, c'est la batte qui s'écrase contre sa mâchoire -ça fait un bruit mat, ça fait peut-être craquer quelques vertèbres, peut-être quelques os. c'est pas vraiment ton problème. tout comme je suis sûr que tu parviendra à te rendre utile. la batte redescend, doucement, avant d'être délaissée au sol. cette fois, c'est des doigts qui viennent rapidement admirer le travail fourni -pas longtemps, et trop rapidement pour être attrapés. tu sais comment mordre -tu sais comment éviter que ça arrive. après tout, tu dois bien me rembourser, tu ne crois pas ? oh, tu sais à quoi tu joues. c'est rhétorique, mais tu ne doutes pas un seul instant que le chien fou va répondre, dire qu'il ne voit pas pourquoi. tu lui fera vite comprendre.
après tout, tu sais comment dresser des bâtards.
tu te permets même de te verser du café brûlant dans un de ces gobelets en plastique ridicule.
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Mar 23 Aoû - 17:04
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MUSIQUE –  Il y a les prunelles brûlantes qui se perdent et le sourire qui, auparavant, s’était esquissé d’un ton gouailleur. Mais bien vite, la réalité frappe, cendres qui va alors le consumé. Il est massif contre lui, il est imposant contre lui. Il y a aussi le son d’un craquement contre sa mâchoire, un fracas mauvais qui ne souhaite pas s’évaporer. Pauvre Rupture, recroquevillé sur son être misérable, suintant l’horreur de son existence alors que ses pattes essaient d’esquisser un geste envers son assaillant. En vain. Les babines ne trouvent plus la trace d’un sourire, mais simplement un épiderme rougeoyant et des promesses chuchotés maladroitement, indistincts. Des murmures prononcés du bout des lèvres, les paupières fermés. Frustration qui enfle et qui ne s’estompe. Peut-être avait-il dit tout bas un petit « Je vais te crever, connard. » Rauque et enragé, grave et impersonnelle, qu’il va tant détester. Il entendra de près d’autres coups qui vont suivre, des rires ou des sourires. La tête qui se relève malgré tout, une arrogance qui n’est feinte, un regard franc vers son interlocuteur.

- Rembourser ? Je ne suis pas en train de le faire ? Coups contre satisfaction personnel, c’est équitable.

Non ça ne l’est pas. Parce que Rupture fabule, Rupture se hait de tant d’impertinence. Il n’est que plus tendu, la douleur, la colère, la gestuelle qui n’est plus maîtrisée, lui et son corps d’ivoire. Ce n’est que le couteau de son sourire écorché et des mains tremblantes qui ose se plonger dans ceux de l’homme au regard mort et charbonneux. Les épaules craquent sous ses gestes lestes, Rupture ne rechigne jamais à la violence quand celle-ci se présente, mais en ce moment, ses sursauts résonnent sur son corps misérable. Réfléchir. Réfléchir. Mais Rupture, il pratique fourberie et mensonge, car elle est incontestable, elle est authentique. Il s’en persuade lui-même. Il s’élance un peu, dodeline une nouvelle fois, mais cette fois-ci du corps. Il tente, il teste sous un regard brûlant et des crocs acérés. Les prunelles coulent vers la silhouette élevée.

- Détaches-moi, j’écouterai.

Pale fantôme aux paroles dénoncées avec difficultés, se refusant d’être achevé sans avoir essayer. Un souffle erratique, une goulée d’air qui fait mal, mais dont il ne se sent coupable malgré tout. Un retour en arrière et il aurait recommencé. Il n’oublie pas les sévices, stigmates d’une vie qui s’acharne. Les paupières clignent, il se demande. Rupture se pose des questions. Peut-être n’étais-ce pas la réponse approprié, mais sa peau blanche ne souhaite retrouver d’autres marques. Il a besoin d’autre chose, pas de coup, cela serait mauvais. Pas de blessure, cela le détruirait. Parce qu’il en redemandera. Il est loin de la complaisance, alors il doit écharper à la sensation de sa chair qui se hérisse, à cette sensation désagréable qui s’insère dans sa peau et son esprit. Il penche la tête, comme l’avait fait jadis son interlocuteur, suivis de ses babines qui se redressent doucement en un sourire, contre la blessure qui le lance.

- Promis, je n’essaierai pas de te sauter à la gorge.

« Si le jeune homme avait contemplé ce triste Cerbère, peut-être se serait-il dit : Il n'y a plus qu'un jeu de cartes dans ce cœur-là »





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Mer 24 Aoû - 13:54
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11/08/2016
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il ne sourit plus. ça ne t'atteint pas vraiment ; t'aurais préféré une vermine plus résistance, un mec un peu plus taillé dans la roche mais il faut croire qu'il est fait de verre -du sable qu'on brûle et des déserts qu'on transforme en forêt de transparence, il a ses vices sur le bout de ses lèvres entrouvertes mais bien cachés derrière ses yeux fermés, épitomé de cruauté. (tu veux les dévorer)
c'est l'arrogance qui revient mais elle tarde un peu trop à ton goût, dommage. t'aimes les feux qui déciment des hectares t'aimes les tempêtes les ouragans les siphons mais oh, le verre, c'est trop plat, c'est trop calme. il crie quand on le raye et il coupe bien mal -non. il en faut bien plus pour me satisfaire. il ne t'a pas fait l'affront de nier mais oh sa réponse est tellement risible qu'elle ne fait qu'augmenter ce sourire de vampire ; tu reposes ton café à la suite de ses fabulations -ah. il te croit stupide. oh. parce que là, tu ne m'écoutes pas, évidemment. t'es de nouveau juste en face de lui, il y a toujours cette hauteur vertigineuse qui vous sépare et pourtant c'est lui qui a le plus l'air d'un rapace d'un animal de l'air -toi t'es pour la terre, pour les enfers. t'es trop instable pour te permettre de ne plus avoir les pieds ancrés dans le sol.
tu réponds tu tac-au-tac, impatient d'entendre d'autres mots impatient d'enfoncer ta supériorité en pique dans son délicat palais plein de fierté. tu l'écoutes, cet air suffisant collé sur le visage -non. c'est toi qui saute à la gorge des gens. lui, il serait de ceux qui fondent sur leur proie, la décapite avant qu'elle n'ait le temps de tourner la tête.
tu ne réponds rien, mais on entend le bruit de ces ongles qui se substituent à tes griffes -elles sont noires mais bien taillées, pyramide de kératine. tu te penches en avant, les mains sur les accoudoirs inutilisés, à une distance confortable. comme c'est gentil de le préciser. et au final tu t'agenouilles, regarde le scotch qui enserrent ses chevilles -peut-être que c'est aussi un cerf aux bois emmêlés à ceux d'un autre. aux tiens, piégés, les ramures pas encore cassées. et tu vas vite -comme si tu sautais à sa gorge- et cette fois ta batte s'écrase contre son genou et un craquement des plus sinistres. permets-moi de ne pas te faire totalement confiance, on n'a pas trop eu le temps d'apprendre à se connaître. et tu lâches tes sarcasmes alors que tu déchires le plastique de tes griffes mais oh ce n'est pas fini. il faut que tu t'assures qu'il ne s'enfuit pas, alors tu t'appuies pour remonter à sa hauteur, le poids de tes deux mètres de muscle sur sa rotule. mais regarde. je t'ai détaché à moitié, mais ça n'a pas réglé mon problème de moitié. oh, ça se voit bien que tu apprécies la situation, mais avant d'être cruel tu es rancunier.
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Lun 29 Aoû - 13:49
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04/08/2016
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MUSIQUE – Il y a de ces jours propices aux aveux, aux envies, aux incidents, aux hurlements. Ils tambourinent jusqu’au tréfonds de son être et à son cœur. Mais la réalité est bien plus cruelle, surtout dans ce vaste univers, sous les échos de gerbes de paroles dont Rupture se dissuade à écouter. La faute commise est toujours plus grande, les billes de celui-ci avaient longuement scruté le regard de son interlocuteur, grand, si grand, méchant et si mordant. Et il n’avait eu le temps de ne rien apercevoir, les ténèbres l’avaient consumé et avaient disparu aussi rapidement qu’elles étaient arrivées. Un simple étirement aurait pu fleurir sur les babines de Rupture, mais il n’en fit rien. Il en fit un plus large, un plus sonore et indolore. Il était l’objet d’une distraction pour une simple attraction, n’échappant pas à une dure réalité.

« Comme c’est dommage, mais laisse-moi un minimum conscient pour que je puisse mieux t’écouter, si apparemment tu en as besoin. »

C’était cela. Rupture voyait en lui un chien, grand, immense, féroce, infernal. Il n’y avait que les cendres d’une douleur fugace sous les sourires. Mais ce dont Rupture voit et apprécie, ce sont les gestuelles entreprises, les lèvres qui se dressent autant que les siennes. Le chien infernal mord et retrousse les babines de satisfaction, autant les siennes le font pour une pensée plus abstraite. Impétuosité éternelle qui n’échappe ni à l’un, ni à l’autre. Il se souvient de moins en moins, mais tant à se rappeler à chaque seconde les sons ou visages.

« Ah apparemment, je n’ai pas réellement remarqué. Il te manque la moitié d’une moitié ou la moitié d’une certaine moitié ? Vu comment ça avance, tu vas gagner plus d’une moitié que la moitié que je vais sûrement perdre à me frapper comme ça. »

Peut-être vient-il de trouver quelque chose d’inattendu, de voulu. Une réalité difforme qui se transforme en affabulation qui se forme. Quelque chose qui éclate aux grands jours, mais dont Rupture se savait où cela allait le mener. Il n’y a que des apparences trompeuses là où les yeux des uns et des autres perçoivent, réelle identité révélée au sein de son environnement. Ou finalement n’est-ce que mensonge éhontée dont il s’enveloppe. Rupture essaie, essaie de se repositionner et y arrive plus facilement qu’il ne le pensait.

« C’est bête de déjà m’immobiliser, je vais y perdre autant qu’à toi, non ? »

La tête se dandine pour mieux se reprendre. Les idées s’éclaircissent pour essayer de trouver une échappatoire, maigre, mais sans doute possible. Et les yeux se relèvent de nouveaux vers son interlocuteur qu’il scrute encore, encore, et encore. Pour mieux l’entendre, pour mieux le voir, pour mieux agir.

« Je vois que tu es un clébard plutôt craintif. »
« Si le jeune homme avait contemplé ce triste Cerbère, peut-être se serait-il dit : Il n'y a plus qu'un jeu de cartes dans ce cœur-là »





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Jeu 29 Sep - 14:54
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11/08/2016
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Même avec tes genoux aux angles aigus tu le surplombes de peu et tu pèses pèses pèses sur sa rotule désossée décrassée désaxée -écrasée.
Tu ne lui as pas encore coupé la langue, alors il s'en sert et tu le fixes, le bout de chair rose qui s'agite un peu trop vite à ton goût -mais peut-être est-ce bon signe, cette panique ces mots trop nombreux qui affluent et qui, somme toute, ne sont pas des plus importants. je n'ai pas forcément besoin que tu m'écoutes, mais j'imagine juste que ça sera plus facile de me rendre ce qui m'appartient si, en effet, tu m'entends. et tu te relèves en un dernier effort sur son genou ; c'est ta stature qui domine maintenant, plus les sons.
il répond encore et ah, ce n'est pas tant que ça te dérange, la discussion, mais c'est plutôt qu'au fil du temps tu sens qu'il n'a rien à perdre -pas ses jambes, pas son visage, pas sa peau ; pas son âme pas ses mots et pas ses larmes. rien. et ça, ça ne te plaît pas trop. de toute manière, tu vas me rendre la totalité, alors pas besoin de crépiter. de jacqueter de piailler -pour un cachet d'aspirine, il te donnerait presque mal au crâne. je n'ai pas l'intention de perdre quoi que ce soit. t'as faillit rajouter un petit humain qui brûle les lèvres mais qui paraît stupide et oh, tu n'es pas de ceux qui creusent dans l'irrespect facile pour gagner. oh non.
et il t'insulte.
ça ne te fait ni chaud ni froid -il ne sait rien. il ne sait pas tes anciens amours et ton cœur barré d'une croix, il ne sait pas les morts et leurs patiences fragiles il ne sait pas les lignes les labyrinthes les jugements, l'enfers et le paradis au même endroit. il ne sait pas. mieux vaut être craintif que stupide mais- t'as les épaules qui se haussent dommage pour toi, je ne suis plus ni l'un ni l'autre. il a des yeux de loup -ils te fixent de leurs empreintes blanches, translucides, comme des fantômes qui n'apparaissent que quand ça leur convient et ah, c'est ta griffe du pouce qui vient titiller sa tempe, les autres collées derrière sa tête.
tu n'aimes pas les loups.
et alors que le chemin se trace tout autour de son œil, tu restes prudent -on ne fait pas confiance aux loups- et tu respires lentement -on ne fait pas confiance à ses propres atouts. dis-moi où tu l'as mise. et ton pouce continue, caresse menaçante, sur sa peau de poupée.
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Dim 2 Oct - 21:38
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Dernière édition par Zack K. Wallace le Mer 2 Nov - 18:31, édité 1 fois


MUSIQUE –Œil fugace qui se fait presque fébrile sous sa griffe. L’expressivité de Rupture est un champ de ruine, mais son sourire est une épine qui pique le doigt pour en faire perler le sang rougeoyant. Il avait laissé sa voix s’écorcher dans l’ambiance posée écartelant ses mots contre lui-même, à défaut de pouvoir esquisser un geste.  Le grand Infernal, Rupture n’en avait pas peur. Pas de ses mots, pas de ses coups, pas de sa joie. Il n’avait pas peur d’exposer ses avis, préférant consolider ses brides d’esprits embrumés sous son corps. « Plus ni l’un, ni l’autre. » Il avait été autrefois et c’est cela qui interpelle le petit loup dont les pupilles le fixe et s’embrasent.

Il hausse la tignasse d’un geste bref -inutile, tellement fébrile. Elle ne bouge pas sous les griffes du chien féroce qui le scrute, quand bien même il avait essayé de mordre, le petit loup, d’un geste vif et féroce -vain, mais tellement vain. Il n’y avait rien eu, il n’avait pas pu, mais avait tenté. Les lippes esquissent alors une moue, avant de s’étirer tandis que les épaules se haussent brièvement.

- Arf, on ne m’écoute pas apparemment et pourtant je l’ai déjà dit. Mais bon…je dirai…un peu d’un côté et un peu d’un autre.

Il sait. Il sait que c’est mauvais, il sait qu’il va le payer. Ce qu’il a pris, il l’a disposé, donner, prêter, déposer à quelque uns pour en donner à d’autres. Cupidité gonflant pour en recevoir davantage. Et il l’eu, il reçoit beaucoup. Pas assez, peut-être.

- Ça va vite tout ça donc à l’heure actuelle, je ne peux rien faire de plus.

Mensonge. Menteur, affabulateur. Il sait plus que d’autres, où et comment, quand et combien, un peu moins pour d’autres et un peu plus pour lui-même. Il sait ce qu’il va perdre, mais la satisfaction de contempler le visage du chien infernal le pousse à aller plus loin, pour qu’il aille plus loin. Il veut simplement voir.

Il préfère clore alors la courbure de ses lèvres afin de n’en laisser aucun murmure, s’enfonçant lui-même comme dans l’abîme de sa propre conscience bafouée d’envies, de ressentiments, de certitude malsaine, d’orgueil pénible. Alors, il n’allait pas tergiverser de paroles incongrues qui risquerait de faire choir sa mâchoire, ou pire encore.
« Si le jeune homme avait contemplé ce triste Cerbère, peut-être se serait-il dit : Il n'y a plus qu'un jeu de cartes dans ce cœur-là »





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Mer 26 Oct - 15:16
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11/08/2016
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Ce n'est pas une réponse qui te convient -il le sait, et il la répète consciemment, avec cette envie de te faire réagir glissée derrière la délicatesse de ses sourire acérés, sûrement.
C'est un dialogue de sourd, et tu le sais. Tu t'en doutais depuis le début mais les démons qui dansent dans ses yeux -ils n'appartiennent pas à tous. Ils appartiennent à ceux qui tentent de mordre quand ils savent qu'ils n'en tireront rien de toutes manières.
Il s'agit de changer la conversation, d'obtenir compensation moindre mais compensation tout de même, sans perdre la supériorité. T'as l'habitude de faire ça. C'est quelque chose d'un peu inné chez toi -déjà avant. On discutait rarement tes refus, et si c'était le cas, il ne fallait qu'un grondement, qu'un peu de bave acide et tous les courages s'évaporaient. Dans ce monde-ci, c'est la force qui t'a d'abord mis au-dessus des autres -et puis est venus ta malice. On ne peut pas vraiment dire intelligence, ou plutôt tu ne veux pas dire ça. L'intelligence, pour toi, ce n'est pas pour ceux qui viennent du ventre de la terre -c'est céleste, c'est quelque chose que tu ne mérites pas et de toutes manières, tu ne veux pas être touché par ces attributs angéliques qui t'éloigneraient un peu trop des enfers. on peut toujours faire plus quand on veut. La malice, on dit que c'est ce qui coule dans les veines du Diable, et ah, s'il existe, tu aimerais bien le connaître.
Tu te décales vers cette table annexe, à nouveau, retrouver la chaleur de ce gobelet fumant -toi, tu le prends par le plastique chaud mais pas brûlant, à l'extrémité haute, du bout de tes griffes. Tu te ramènes devant lui, doucement, le temps que tes paroles infusent -tu sais qu'il ne veut rien dire de constructif, que tous ses mots seront vains, vides, inutiles, alors que le silence, ah. Le silence.
Tu portes le verre à ton nez. Tu n'es pas fou, tu sais que c'est un poison pour ceux de ton espèce et si tu aimes jouer à ces choses-là, tu n'y jouera pas maintenant. Après tout, tu as une autre distraction -un peu épineuse, mais tout de même divertissante. et je suis certain que tu vas finir par vouloir. C'est un sourire lent qui se dessine et ah -cette fois, il dévoile le bout de tes dents toutes en pointes. Carnassier.
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Mer 2 Nov - 18:47
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04/08/2016
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Nuit d'accalmie – Zack K. Wallace
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