deadly disease
il leur avait suffit d'attendre le bon moment, le bon jour. il leur avait suffit d'être patients, le doigt prêt à presser l'interrupteur — il leur avait suffit de compter jusqu'à trois et elles étaient sorties l'instant d'après, avaient avalé un nombre horrifiant de vies. s'étaient emparées des familles et les avaient déchirées d'un coup de croc, avaient disloqué des liens et brisé des coeurs en l'espace de quelques secondes. il leur avait suffit d'un souffle pour faire exploser la capitale, bombes enterrées des années — des siècles ? — plus tôt sous le sol de nausicaa.
il leur avait suffit d'un battement de cil, mais ça ne lui avait pas suffit.
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Champagne | ft. Romana



And here I am
« How people treat you is their karma; how you react is yours. » Wayne Dyer
La voiture vole à vive allure dans la ville éclairée de mille feux. Rouge, bleu, jaune, vert. La nuit Sirh se drape des couleurs de l’arc-en-ciel. C’est la nuit que la capitale est la plus belle. Resplendissante, comme un diamant éclairé par les rayons de la lune. Assis sur la banquette arrière, tu observes ce paysage de verre et de métal par la vitre fumée de la voiture. Autour de toi les autres véhicules klaxonnent à tout va, se plaignant qu’un autre les double sans vergogne pour aller plus vite. Toi, attendre dans les kilomètres d’embouteillage ? Et puis quoi encore. Si tu es roi ce n’est pas pour faire comme le reste du peuple.

Habillé en smoking gris foncé, gilet et cravate de la même couleur ainsi qu’une chemise blanche, tu as fait un effort pour être présentable. Comme à chaque fois. Tu détestes ce genre d’événement mondain, mais tu es bien obligé de t’y participer. Et puis il arrive qu’une personne agréable et pas trop stupide se présente à toi pour faire un brin de discussion.

A l’avant, ton chauffeur t’annonce que tu arrives bientôt. Tu regardes et tu vois en effet se dessiner devant toi un immense building entièrement fait de verre à tel point qu’il semblait irréel. Le véhicule ralenti avant de s’arrêter sur une plateforme à plusieurs dizaines de mètres au-dessus du sol. Un homme vient ouvrir la portière en te saluant d’un signe de tête : « Bonsoir monsieur. ». Tu ne lui réponds pas, ne lui accordes même pas un regard. Tu descends, attrapes ta canne en ébène et pommeau en argent et tu t’avances sur le tapis rouge qui mène à l’immense salle de réception.

La vue sur la ville est magnifique. Le lieu domine une bonne partie des bâtiments de Sirh comme pour montrer à la population que c’est ici que réside la classe dirigeante. Autour de toi tout n’est que luxe et richesse. Champagne pétillant dans une coupe de cristal, petits fours fabriqués avec les mets les plus chers, serveurs déambulant entre les convives, douce musique de jazz joué par l’orchestre au fond. Ce lieu respirait un autre temps. Un temps où la vie était bien différente, et où ce lieu n’existait pas encore.

Tu observes les gens présents et tu ne cesses de faire les mêmes commentaires dans ta tête à propos de chacun : « ennuyeux, idiot, insupportable, crétin fini, vulgaire ». Une coupe à la main, l’autre appuyé sur ta canne tu écoutes les conversations des uns et des autres, glanant les derniers ragots de la haute. Rien que tu ignores malheureusement. Tu reconnais de nombreux visages, des personnes qui travaillent pour toi à la direction d’Hybris, mais aussi des dirigeants de société de technologie ou des médecins renommés. Au-delà du paraître, celui qui avait invité ces gens voulait montrer son intelligence et peut-être même son côté mécène généreux.

Tu t’approches des murs de verre pour mieux contempler la vue. Faire semblant d’être un rêveur timide buvant son champagne, un mec paumé qui n’a rien à faire ici, celui qui a une canne juste pour se donner un genre. Et ainsi passer un peu plus inaperçu pour mieux jouer avec ta proie une fois qu’elle aura compris qui tu es.

Le roi d’Hybris compte s’amuser ce soir, que le peuple en soit témoin. Il a hâte de tomber sur quelqu’un pour se divertir.
ft. Romana
Jeu 25 Aoû - 16:55
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Champagne

Elle ignorait ce qu'elle faisait là. C'est vrai dans le fond, elle servait à quoi ? Romana était là, c'était déjà ça. Elle avait beau se sentir aussi inutile que ces plantes qui ornent les coins de cette salle immense, ça ne faisait rien. On ne lui demandait pas vraiment son avis de toute manière. Depuis qu'elle était ici, c'était comme si elle n’existait pas. Ou plutôt, comme si elle n’existait qu'à travers l'ombre de la personne qui l'a amené ici. Le directeur de l'université des sciences dans laquelle elle travaille. On dit aussi de lui que c'est un chercheur de renom. A vrai dire, on dit des tas de choses sur lui. Mais Romana ne se fit pas aux on dit. Du moins, pas tant qu'elle ne peut pas en tirer profit.

Présentement, elle cherche un moyen de s'échapper. Elle devrait pourtant se sentir honorée d'être ici. Au départ, ça lui a fait plaisir d'être invitée par son supérieur – bien que les événements sociaux ne soient pas vraiment sa tasse de thé – puis elle s'est très vite rendue compte de la merde dans laquelle elle s'était embarquée.
Des gens, beaucoup trop de gens. Tous confinés dans un espace trop lumineux (ça lui faisait mal aux yeux) – en plus de ça, elle devait être aussi honorée de rencontrer ces gens. Mais elle les trouvait plus bruyants que brillants.
De temps à autre, elle essayait de se mêler à la conversation, donner son opinion. Mais il fallait se rendre à l’évidence, l'avis d'une chercheuse en astronomie n'intéressait personne. Pour le coup, elle venait d'une autre planète. Une inconnue aux milieux de noms qui ne lui étaient pas vraiment familiers.

Au risque de passer pour une personne non cultivée (après tout c'était un bien grand crime de ne pas connaître la liste des invités sur le bout des doigts) en plus d'être une empotée incapable de se présenter (par manque d'habitude) : elle avait finit par se taire. Gardant le silence, les bras croisés tout en écoutant parler. Le tout en restant à côté de son employeur, fidèle plante décorative qui le suit partout. Le directeur avait amené avec lui une plante bien déprimante ; vêtue de noir (pour changer), robe considérée comme courte selon certains critères de beauté, maquillage foncée mais bien coiffée. Il n'avait pas manqué de lui faire la remarque, lui faire comprendre qu'ils n'allaient pas à un enterrement. Romana l'avait ignoré – enfin, dans ce cas précis ignoré rimait surtout avec sourire forcé histoire de ne pas vexer son boss – elle ignorait beaucoup de chose cette soirée. Elle portait bien son masque ce soir là, et il lui fallait un peu plus d'une heure pour se séparer de son employeur qui l'avait perdue de vue.
En revanche, il lui fallut moins de quelques minutes pour trouver ce qu'elle cherchait ; l'alcool. Le fait de pouvoir en déguster gratuitement n'était pas quelque chose d'habituel alors autant en profiter.

Très vite, elle ne comptait plus les verres. Elle se servait, se sentait bien. Ses yeux partaient dans le vide alors qu'elle se tenait face à une de ces parois de verre. Si on ignorait le faible reflet des quelques personnes à l'arrière, on obtenait une belle vue. Quelques personnes solitaires faisaient le tour des parois afin de l'admirer. Romana préférait se tenir au bout de la table du buffet, avec l'alcool pour le tenir compagnie.
Ses yeux se détournèrent rapidement du vide lorsqu'elle vit une main se rapprocher. « Pas si vite, vous êtes sur une propriété privée mon bon monsieur. » D'un geste rapide elle saisit son bien et releva les yeux.

Puis elle le vit.

Un regard qu'elle n'aurai jamais espéré croiser (surtout à cette soirée) – il se tenait face à elle, lui faisant regretter son élan de familiarité. La surprise se lisait dans son regard, l'espace d'un instant, elle était consciente de ce qui lui arrivait.
Le roi face à elle. Sa gorge était nouée, impossible de placer une phrase ou même un mot (le tout en restant cohérant) – elle prit une gorgée. « Je peux... vous servir si vous voulez. » son regard se dirigeait vers la bouteille fraichement entammée sur le côté. Ses yeux restaient définitivement sur le côté, gênée.

salut j'espère que ça te va c'est long ce que j'ai fais (transpire) • emilie
Lun 29 Aoû - 19:08
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05/08/2016
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Ho. It's you.
ft. romana
MUSIC » Elle est là. Ta proie. Une fille tout ce qu’il y a de plus simple. Blonde. Pas très grande. Mais surtout la tête de quelqu’un qui n’a absolument rien à faire dans une soirée mondaine et qui le sait très bien. Toi non plus tu ne sais pas ce que tu fais ici. Mais au moins tu essayes de ne pas trop faire tache. Pas comme elle. En plus si elle continue à boire comme ça elle va finir par se faire remarquer. Et tu ne peux tolérer qu’un hybris se fasse remarquer dans une soirée mondaine. Ce serait le déshonneur sur tout le clan. Alors tu te lèves et au son d'une douce musique tu t'apprête à sauver le peu de dignité qu’il lui reste. Tel le bon samaritain, mais avec beaucoup plus de classe et de charisme.

Au début elle ne comprend pas très bien qui tu es. Et puis vos regards se croisent. Toi avec ton air sévère et sérieux, et elle qui commence à angoisser à l’idée de t’avoir froissé. Mettons ça sur le compte de l’alcool.
« Je peux... vous servir si vous voulez. »

Appuyé sur ta canne, ta coupe de champagne dans l’autre main, tu l’observes de haut en bas. Et finalement tu lui souris. Le genre de sourire qui se veut gentil en façade mais associé à un regard hautain. Juste pour qu’elle comprenne bien sa place dans le vaste monde par rapport à toi, c'est-à-dire à ton service. Tu lui dis sur une voix beaucoup trop douce pour être seulement amicale.
« Merci j’ai déjà ce qu’il me faut. Mais vous, vous feriez mieux d’arrêter de boire. »

On sent très bien le jugement et le mépris derrière cette gentillesse apparente. Mais comment être agréable avec quelqu’un qui se comporte en alcoolique dans une soirée où toutes les personnes les plus importantes d’hybris sont invitées ? Une élite dont elle ne fait certainement pas partie. Ce qui t’amène à une autre question : qui est-elle. Tu te remémores dans ta tête la liste des quelques cents invités. Liste que tu n’es pas censé connaître vu que tu n’es pas l'organisateur. Un des nombreux avantages d’être King.

Tu te souviens qu'un peu plus tôt tu l'as vu en compagnie du président de l’université des sciences. Et tu avais remarqué qu’une fois de plus il était inscrit accompagné d’une femme. Certainement elle du coup. Son nom ? Aucune idée. Tu aimes savoir qui tu vas rencontrer, ça ne veut pas dire que tu apprends leurs noms et leurs visages par cœur. Le monde te connaît, ça ne veut pas dire que tu dois connaître le monde en retour.
« Vous devez être la nouvelle potiche du président de l’université. Où vous a-t-il trouvé et surtout comment vous a-t-il convaincu de venir alors que tout en vous cherche à partir loin d'ici ? »

La finesse et l’amabilité c’est pour les faibles. Tu respectes autant de personne qu’il reste de dinosaure sur la planète. Spoiler : ils ont disparu.

Autour de vous les gens semblent parler de plus en plus. A première vu l’hôte de ce soir va bientôt faire un discours. Joie. Tu vas surement être cité et devoir parler devant tout le monde en faisant semblant d’être heureux de te trouver ici. Tout ce que tu détestes. Il te faut une échappatoire. Un moyen de t’éloigner de toute cette agitation discrètement et rapidement. Et quelle chance il se trouve que tu en as une sous la main.
« Venez avec moi à l’extérieur. S’il vous plait. »

Tu insistes bien sur le s’il vous plait. Pour faire comprendre que c’est plus une menace du genre « si tu ne viens pas je vais t’y envoyer à coup de pied aux fesses » qu'une invitation cordiale. Et tu te diriges vers la terrasse.
hrp : désolé pour le retard et pour la qualité ><
Dim 2 Oct - 16:27
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Contrôle du rythme cardiaque
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Ft. Hunter le bg
Champagne

La honte, cette fois elle était pas sûre de s’en remettre. Sa main passait sur son front d’un geste rapide comme un réflexe comme un tic - le stress - tandis que ses yeux peinent à trouver leur place dans ce vaste monde (et elle sait qu’elle n’y est pas, à sa place).
Cela dit, elle relève la tête lorsqu’on lui parle et contre toute attente, sourit. Belle marque d’hypocrisie, ses sourires forcés sont les pires et elle le sait. Il est parfois nécessaire de sacrifier ses émotions, réprimer son avis au profit de ce que l'on nomme politesse. Mot maudit auquel elle allait se référer toute la soirée ; sous le regard des gens – certains haut placés – il fallait se vêtir de codes.
« ...vous feriez mieux d’arrêter de boire. »  Et il avait raison, mais elle ne lachait pas son verre pour autant, le stress lui crispait toujours les muscles - et sa seule réponse fut de détourner son regard sur la droite. Elle contemplait toujours le vide, et son reflet. Tout en pensant au fait qu'elle passait définitivement pour une alcoolique. De l'autre côté, elle sentait le regard de son interlocuteur et son jugement, pesant.
Elle venait de tomber sur plus méprisant qu'elle.

« Vous devez être la nouvelle potiche du président de l’université. Où vous a-t-il trouvé et surtout comment vous a-t-il convaincu de venir alors que tout en vous cherche à partir loin d'ici ? »

Et charmant en plus. Elle déglutissait, tout en lui jetant un regard aussi teinté de mépris, par pur réflexe. Une réflexion désagréable suffisait amplement à la mettre de mauvais poil, comme si sa soirée n'était déjà pas assez merdique.
Elle jetait son plus beau regard, celui qui dit « tu te prends pour qui ? » - le roi des hybris peut être ? Enfin, ça ne durait pas bien longtemps. Il suffit d'évoquer le fameux président de l'université pour que Romana repense à pourquoi il l'a invité, pourquoi elle était là déjà ? La cause ; la politesse. Démesurée, histoire d'être promue ou augmentée... pas invitée à une fête.

« Ha oui, c'est sans doute moi. Et...disons que j'ai du mal à dire non. »

pour le coup, c'était vrai. Comment refuser ce genre d'invitation ? Faire semblant d'être malade n'était même pas une option, ses supérieurs savent mieux que quiconque qu'elle ne tombe pas malade. La grippe viendra pas à bout d'elle, mais la honte peut être. Ses yeux se détournaient de nouveau.

« Venez avec moi à l’extérieur. S’il vous plait. »

Mais le roi lui adressait de nouveau la parole, et elle le suivait sans même questionner. Prendre l'air, depuis le temps qu'elle attendait ça. Elle laissait son verre sur le côté au profit de cette liberté généreusement offerte par le roi et s'en allait sur la terrasse.
Elle respirait enfin et laissait ses mains libre se balancer autour de sa taille tout en se rapprochant du bord ; encore et toujours en hauteur – loin d'elle l'idée de se pencher pour profiter de la vue, surtout après avoir bu. Elle s'appuyait contre une barrière et fixait le roi, toujours en face d'elle (elle ne rêvait pas).

« Pourquoi on sort  ? je suis virée ? »

Le tacte n'était franchement pas présent à ce moment de la soirée.

« quel dommage, moi qui me faisait une joie d'être ici. » Elle respirait le sarcasme, puis expirait à nouveau. « ...vous aussi je suppose. »
un sourire. Et pas celui de la politesse.  
 

faut qu'on apprenne à se répondre + vite. (sorry) • emilie


le musée des œuvres d'arts de Jo:
 
Jeu 10 Nov - 22:50
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05/08/2016
Empathie inversée
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Champagne | ft. Romana
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