deadly disease
il leur avait suffit d'attendre le bon moment, le bon jour. il leur avait suffit d'être patients, le doigt prêt à presser l'interrupteur — il leur avait suffit de compter jusqu'à trois et elles étaient sorties l'instant d'après, avaient avalé un nombre horrifiant de vies. s'étaient emparées des familles et les avaient déchirées d'un coup de croc, avaient disloqué des liens et brisé des coeurs en l'espace de quelques secondes. il leur avait suffit d'un souffle pour faire exploser la capitale, bombes enterrées des années — des siècles ? — plus tôt sous le sol de nausicaa.
il leur avait suffit d'un battement de cil, mais ça ne lui avait pas suffit.
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no escape from reality (ft. diana)


 w/ diana ; changement de code enfin
11:11 ici la
nuit


((lui : ça pue le riche et les maudits, on dirait presque une autre dimension comparé au sud remplit de taudis
mais ça sent bon l'hypocrisie et les magouilles, faut croire que même ici la pourriture grouille))


.

y a que toi pour être seul dans une ruelle sombre à onze heures du soir, adossé contre un mur depuis disons environ quarante-cinq minutes; trois quarts d'heure que t'as pas bougé, tu t'es même pas allumé une cigarette. de toutes façons t'en as plus.

t'as l'air plus baisé que ces filles du sud;
le regard dans le vague, les lèvres et les ongles rongés
t'as les cheveux en pagaille à force de passer tes mains dedans, de plus en plus violement
mais t'es pas nerveux nan
plutôt excité, exalté, à la limite de la frénésie
& puis y a
cette ambiance malsaine autour de toi, ça t'enveloppe comme une seconde peau, ça prend aux tripes quand on passe trop près et le malaise le malaise donne presque envie de dégobiller
mais c'est parce qu'on a pas l'habitude de ta présence, presque étouffante
de ton impassibilité pesante, oppressante
qui cache presque trop bien ton déséquilibre

.

et elle arrive
elle elle elle elle
est là
le monstre en toi réprime un rire hystérique, t'es là pour affaire, mais ça t'amuse
plus que nécessaire

tu te lèves, avances dangereusement vers elle et tes pupilles malveillantes la fixent droit dans les yeux. un sourire en coin s'affiche sur ton visage sans que tu puisses l'en empêcher
t'es pas c'qu'y a de plus rassurant mais t'es pas le pire dans le coin
et d'une voix lasse qui se veut douce, après t'être placé stratégiquement devant elle, tu parles calmement
placide, vide, paisible
pour lui cacher ton côté morbide

bonsoir, diana

et tu cherches
dans ses yeux bleus
tu cherches
la moindre faille, le moindre sentiment
une parcelle d'humanité qui te permettra
de t'insinuer dans
ses pensées

ne fuis pas, s'il te plait
parce que je serais obligé de te courir après


c'est dit gentillement
mais en fait pas vraiment
t'aurais pu la suivre jusque chez elle, mais tu préfères pas réduire tes chances d'obtenir un accord et d'expérience tu sais que s'insinuer chez quelqu'un c'est pas la meilleure chose à faire pour obtenir sa confiance
– mais c'est bien si on veut juste lui causer une belle frayeur

alors tu l'as attendu
attendu attendu
attendu
jusqu'à en devenir fou
instable
mais sans jamais le montrer
t'as jamais été très patient
ah mais personne ne le sait

c'est bien toi, la thanatopractrice ?
j'ai besoin d'un service, tout ce qu'il y a de plus innocent


arrogant tu mens
et t'espères vraiment qu'elle sera assez naïve pour te croire malgré tes airs de
lucifer, tout droit sorti des enfers

Dim 28 Aoû - 20:47
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Dernière édition par Wolfgang le Dim 4 Déc - 20:20, édité 4 fois
hrp: c'est court, j'ai mis 54545ans et je suis pas satisfaite mais--- ;w; j'espère que ça t'ira, chou.

no escape from reality
Il faisait frais. Il faisait nuit.
Aujourd’hui, elle avait eu du travail. Ses doux doigts longeant la pâle peau du défunt. Il était frais. Il était mort. Et ça lui plaisait. Même si aucun sourire ne venait entaché son visage. Elle était l’impassible. Heureux devait être cet homme d’avoir connu Mort. Elle l’enviait. Chaque corps qu’elle voyait la rendait envieuse. Ils en avaient de la chance.
Finalement, peut-être qu’elle était malchanceuse.

Elle s’était rendue à son domicile pour pouvoir l’embaumer. Elle faisait souvent ce déplacement. C’était le père d’une famille à qui il manquera sûrement. Tu le rendras beau pour son enterrement. Ses proches seront sûrement heureux de le voir beau. Beau et mort. Elle était fière de son travail, aujourd’hui. Comme tous les jours. Toucher le délicat corps glacé d’un mort. Elle se sentait plus proche de la frontière, celle qui la séparerait de la vie.
Celle qui la rendrait gelée. Celle qui ne ferait plus d’elle un simple cadavre ambulant.
Cadavre ambulant, ça lui allait bien.
Ça en ferait un joli surnom.

Et la journée avait défilée.
Il faisait frais. Il faisait nuit.
Elle prit la route vers chez-elle, dans ces beaux quartiers puant la richesse à pleins nez.
Elle y était presque, pourtant. Elle irait sûrement dormir, sans dîner, elle ne dinait pas. Presque jamais. Elle mangeait juste assez pour survivre sans être totalement faible.

Et il barra sa route.
Elle le regardait droit dans les yeux. Le regard semblant dans le vide. Le regard simplement vide, sûrement. Il connaissait son nom, elle ignorait le sien.
Elle ne fuirait pas, elle ne fuit pas.
Elle se laisse guider par le doux son de sa voix, résonnant dans ses oreilles.
Et, Díana, elle le croit. Un peu. Elle ne sait pas, elle n’a pas d’avis, elle n’existe pas.

« Bonsoir, étranger. »
Pour l’instant il n’était qu’un étranger sans nom.
L’inconnu.

Elle murmure. « Il n’y a rien d’innocent. »
On ne venait pas chercher une thanatopractrice pour de l’innocence.
Vouloir rendre vivant un mort, ça ne pouvait être que malsain. L’admirer comme tel dans un cercueil, ça ne pouvait être que malsain.
Malsain, tout comme elle.

« Quelqu’un est mort ? »
Elle demande. Elle voulait savoir. Les cadavres l’intéressent. C’était tout ce qui l’intéressait. Comme toujours. Cette simple pensée donnait un peu de lueur à son regard, un peu de vie.
Elle en sourirait presque.
Presque.
© pride
Jeu 29 Sep - 23:00
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 w/ diana ; changement de code enfin
11:11 ici la
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maintenant que tu la vois en fasse de toi, elle ne ressemble pas à ce que tu t'imaginais trouver. tu pensais une fille brune, ténébreuse, à l'allure fière qui te défierait du regard. une gothique peut-être toxicomane, peut-être pyromane qui s'allumerait des cigarettes à longueur de journée. mais, devant toi, une poupée. toute blanche, immaculée. tu sers les points. t'as comme une envie violente de lui faire peur, de jouer avec ses émotions, de lui montrer que tu fais pas semblant. mais tu réprimes ce sentiment aussi vite qu'il est arrivé.

wolfgang
tu dis en lui tendant ta main glacée
tout ton corps est froid et rigide comme
un cadavre
tu veux qu'elle puisse mettre un nom
sur ce visage d'étranger

elle ne fuit pas, ce n'est pas une première et ça ne te réjouis pas. t'es plutôt déçu, un peu en colère même, mais tu n'en attendais pas moins.

c'est vrai tu mords un sourire et sûrement pas moi. tu la regardes en baissant un peu la tête comme si tu voulais faire la moue, tu parais plus jeune d'un coup et un peu immature, c'est le but. tu veux la perturber en jouant plusieurs wolfgang à la fois mais c'est surtout toi que tu perturbes en faisant ça.

quelqu'un est mort ? cette question te fait sourire, sans raison.
beaucoup de gens
et c'est ma faute

tu ne peux pas t'en empêcher, tu ris embarrassé puis redeviens sérieux et fait comme si tu n'avais rien dit. tu as pensé à un mensonge pendant que tu l'attendais et le sort froidement comme si tu l'avais appris par coeur.
une cousine, je voudrais qu'elle soit belle pour quelqu'un qui l'aimait beaucoup mais qui n'a pas le coeur de faire la demande lui-même, il ne se rend pas encore compte de sa mort.
c'est plus une légère modification de la vérité qu'un mensonge, avec un esprit assez pervert on peut lire entre les lignes et soupçonner un complot mais qui accuserait un visage aussi innocent que le tien ? de plus, la jeune femme ne semble pas te connaître et c'est évidemment un plus parce qu'elle ne t'aurait jamais cru sinon.

tu t'en sors bien encore une fois. reste à voir si elle accepte de s'occuper de ton petit problème de cadavre dans l'ignorance. le fait que ce soit "une cousine" la dissuadera peut-être de poser trop de questions indiscrètes, après tout tu es en deuil.

intérieurement tu ris, tout ça t'amuse
encore une fois beaucoup trop
elle s'est suicidée, on était assez proche
elle n'allait pas bien.

tu la fixes directement dans les pupilles comme si tu voulais y mettre le feu
t'es joues ont rosi
ton visage est crispé
de l'air frais sort d'entre tes lèvres quand tu parles,
quand tu respires

et tu penses au corps de cette femme chez toi, pour lequel tu ne ressens aucune empathie
et tu te dis qu'il te faut aussi un motif pour avoir attendu "diana" près de chez elle dans une ruelle en pleine nuit

j'suis du quartier sud
ça devrait lui suffire, les maudits ont des préjugés.

Dim 4 Déc - 21:27
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no escape from reality (ft. diana)
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