deadly disease
il leur avait suffit d'attendre le bon moment, le bon jour. il leur avait suffit d'être patients, le doigt prêt à presser l'interrupteur — il leur avait suffit de compter jusqu'à trois et elles étaient sorties l'instant d'après, avaient avalé un nombre horrifiant de vies. s'étaient emparées des familles et les avaient déchirées d'un coup de croc, avaient disloqué des liens et brisé des coeurs en l'espace de quelques secondes. il leur avait suffit d'un souffle pour faire exploser la capitale, bombes enterrées des années — des siècles ? — plus tôt sous le sol de nausicaa.
il leur avait suffit d'un battement de cil, mais ça ne lui avait pas suffit.
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I. CONTEXTE

we all are living in a dream but life aint what it seems


« La fin du monde apparaîtra quand l'idée même de Dieu aura disparu. D'oubli en oubli, l'homme réussira à abolir son passé et à s'abolir lui-même. » - Emil Cioran.


La Terre. Détruite. Dévastée. Polluée par l'Homme, jusqu'à ce qu'elle puisse à peine produire de quoi nourrir sa progéniture ; les animaux sont devenus des restitutions biologiques, créées par l'être humain et pour l'être humain. La nature s'est faite dévorée par sa plus incroyable créature, tant et si bien qu'à elle seule, il lui était impossible de lutter. C'est pourquoi le Panthéon est intervenu. De Zeus jusqu'à Hadès, en passant par Aphrodite et la sévère Athéna - tous se sont concertés pour parvenir à une conclusion : c'est une fois au bord du gouffre que l'Homme évolue.
Alors ils l'ont poussé, pour qu'il s'aperçoive de l'Enfer qui l'attend s'il continue sur sa lancée. Les dieux ont maudits l'Homme, le rendant incapable de procréer ; d'exister, sur le long terme. Ce que les dieux n'avaient pas prévu, c'était l'intervention de l'un de leurs confrères qui, mécontent de leur décision, manipula la sentence. Chaque être humain maudit développera, à la puberté, des capacités qu'aucun Homme n'est censé développer - pour former un mutant, une créature proprement supérieure à sa race. Un monstre.


Toucher le ciel, pour mieux sentir la dureté du sol. C'est après deux siècles de progrès phénoménal que la Terre atteignit son point de rupture ; une poignée d'humains encore prônaient la paix et la sauvegarde de la planète, mais il y avait bien longtemps que toute possibilité de développement durable avait été abandonnée. Les divinités grecques, dévastées par ce spectacle dont ils étaient en partie responsables, décidèrent d'intervenir à l'aube du XXIIIè siècle.

Héphaïstos, de sa masse puissante, commença par démolir les continents pour isoler le nouvel Eden : les Etats-Unis. Principaux coupables dans la destruction de Mère Nature, ils étaient les premiers consommateurs et polluants du monde, ce qui fit d'eux la cible du Panthéon. Poséidon fit voguer l'île pour l'isoler un tant soit peu du reste de la Terre, anéantissant tout espoir de construire un pont menant à l'oasis. Hestia, quant à elle, guida une poignée d'élus, venant de partout dans le monde, jusqu'à l'île - qu'ils nommèrent Teos en hommage à la ville grecque. Gardés par des réincarnations de créatures mythologiques, ils étaient censés rétablir l'ordre au moins sur leur île, avant d'être autorisés dans le reste du monde.
Les autres dieux, eux, veillaient à condamner les humains.

Le monde, tel que l'Homme l'avait connu, s'était effondré. Le cataclysme provoqué par Héphaïstos avait réduit à néant les plus grandes infrastructures et autres usines, et la seule explication de la survie des créatures vivantes était l'intervention d'Hermès, dieu du vent, qui avait instantanément purifié l'air. Mais Hermès n'avait pas retiré tout le poison de l'atmosphère, il en avait simplement modifié la solution - et c'est ainsi que la malédiction se propagea, sans laisser un seul épargné dans la Terre. Leur planche de salut ? Procréer avec l'humain, le béni des divinités ; le même humain qui était protégé par des kilomètres d'océan, sans quelque moyen que ce soit de l'atteindre. Le courroux des dieux avait frappé les vivants, et ils devaient maintenant s'en repentir.


Il fallut cinquante années avant qu'un changement n'apparaisse ; cinquante années durant lesquelles ils achevèrent d'anéantir la Terre, le chaos s'étant installé en dehors de Teos. Les hommes se battaient, les femmes ne pouvaient plus concevoir d'enfants ; leur nature-même était brisée et ils en devenaient fous. Les dieux s'étaient déjà détournés, abandonnant les maudits à leur sort ; les bénis, eux, vivaient en sécurité parmi les créatures mythologiques, sans qu'aucun mal ne leur soit fait.

Jusqu'à ce que le Chaos lui-même intervint, défiant l'autorité des dieux ; supérieur, naissance de tout, il s'était matérialisé en un géant et avait insufflé une modification radicale à la malédiction des divinités. L'Homme maudit développera des capacités qui feront de lui un surhomme, qui compenseront son handicap. Et l'Homme s'est vu attribué des pouvoirs, des malformations physiques qui devinrent des atouts pour lui.
Et l'Homme se dirigea instantanément vers le nouvel Eden, prêt à reconquérir ce qu'on lui avait volé.


Prendre le contrôle de l'île fut infiniment facile ; les humains, faibles, ne purent pas protester une seule seconde. Les créatures mythologiques, elles avaient fini par baisser la garder - et les plus maléfiques avaient même pris avantage de ce coup d'état, allant jusqu'à soutenir les maudits. Ainsi, la capitale Nausicaa fut la seule ville épargnée, symbole de l'équilibre à venir. Car Khaos n'avait pas autorisé les mutants à simplement détruire l'oeuvre des dieux, non ; Khaos avait ainsi créé quatre dieux à l'image des cavaliers de l'apocalypse, destinés à ordonner son nouveau territoire.

Le premier, Karma, incarnait la mort et avait pour rôle de contrôler les mutants. La seconde, apparue lors de la première union entre un maudit et un humain, était Hybris. Elle était la conquête, et veillait sur tous les hybrides de Teos. Le troisième, Entropy, symbolisait la famine et régnait sur les humains, épargnés par la malédiction. La quatrième, Eldorado, était la guerre et possédait toute autorité sur les créatures mythologiques qu'avaient ramenées les dieux.

La dernière intervention de Khaos fut soufflée dans l'oreille des dieux : un ordre devait être mis en place. Lançant un jeu de cartes au-dessus de ses oeuvres, il les abandonna à leur sort, chacun possédant la carte d'un joker et l'as d'une famille. Des élus furent désignés, chacun selon le bon vouloir de leurs dieux ; et Teos fut elle aussi remaniée, sans que le Panthéon n'accorde la moindre importance à leur oeuvre.

Nous sommes en 2400, et l'équilibre tant recherché par Khaos s'est formé ; les mutants ont pris le contrôle de Teos mais chaque faction s'est vue offrir une parcelle de terrain équitable. Après la mort de plusieurs kings, les Jokers ont décidé d'instaurer un sort de protection autour d'eux, afin qu'ils ne puissent directement se toucher entre eux - la paix semble régner mais les maudits continuent d'affluer à cause de Karma, les hybrides se multiplient et les humains se fanent, survivant uniquement grâce aux pouvoirs d'Entropy. Les mythologiques, quant à eux, sont plus mystérieux que jamais.

Les dieux se sont tus mais le doute sur leur existence s'est fait définitivement abolir, par la simple existence des réincarnations et des maudits. Khaos, de son côté, est porté disparu, même parmi les Jokers.
Dim 17 Juil - 23:41
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22/05/2016
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