deadly disease
il leur avait suffit d'attendre le bon moment, le bon jour. il leur avait suffit d'être patients, le doigt prêt à presser l'interrupteur — il leur avait suffit de compter jusqu'à trois et elles étaient sorties l'instant d'après, avaient avalé un nombre horrifiant de vies. s'étaient emparées des familles et les avaient déchirées d'un coup de croc, avaient disloqué des liens et brisé des coeurs en l'espace de quelques secondes. il leur avait suffit d'un souffle pour faire exploser la capitale, bombes enterrées des années — des siècles ? — plus tôt sous le sol de nausicaa.
il leur avait suffit d'un battement de cil, mais ça ne lui avait pas suffit.
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pointless curses, nonsense verses {zack




pointless curses,
nonsense verses

ft. bb chien


Tu n'étais pas comme ça, avant. Tu ne cherchais pas autant la merde, à tenter sans cesse d'accéder à cette adrénaline que tu aimes tant, celle qui pulse dans tes veines, sans arrêt, à tout instant. Cela date pourtant d'il y a quelques années et pourtant, tu ne t'y es toujours pas habitué; tu vis juste avec.

Tu as changé du jour au lendemain, Viktor, ce fléau t'ayant frappé sans prévenir. Certains diront que tu t'y es habitué, que tu y prends presque ton pied. Mais c'est faux, ou tout du moins – si cela est vrai – tu le nies car tu ne sais pas comment tu aurais pu t'habituer à ceci. C'est contre ta nature propre, ton essence même. Tu as bien changé, Viktor, après toutes ces années. Ce fut progressif; si lent et discret que parfois, tu te demandes encore ce que tu as fait pour en arriver là. Parce que tu ne sais pas.
Tu ne sais plus.

Et pourtant, tu en es là. Si tu n'avais pas été quelqu'un d'autre avant cette vie, alors ce ne serait probablement pas le cas. Si tu n'avais pas été cette chose, alors peut-être l'aurais-tu mieux pris. Mégère. Tu as beau avoir essayé, tu n'as pas pu la dénigrer entièrement. Tu as cette sensation que ses serres se sont enfoncées dans ta chair et que tu ne pouvais plus la faire lâcher prise. Et c'est un peu ça. Alors, tu as du faire avec, à contre cœur. C'était peut-être le premier signe de son effet sur toi, d'ailleurs, ce contre cœur. Tu as détesté cela dès le départ, devoir partager ton esprit en deux mémoires, à perpétuellement avoir ces effets de déjà vu. Avoir parfois l'impression de reconnaître des personnes d'avant;
les reconnaître vraiment.

La logique aurait voulu que tu t'éloignes de ceux-ci, mais le monde est bel et bien illogique. Alors, après tout, n'était-ce pas la meilleure idée du monde que d'accepter de travailler pour ton ancien voisin aux enfers ? Probablement pas, non.
C'est ce que tu as fait.

Et comme si cela ne suffisait pas – ne te suffisait pas – tu n'as pas cherché à l'esquiver par la suite, chose qui aurait été bien impossible, de toute manière. Tu aurais peut-être pu faire comme si de rien n'était, qui sait, à ne pas chercher à avoir plus de contacts que nécessaire. Tu aurais du, probablement. Mais à la place, tu cherches. C'est comme ça que le nouveau toi fonctionne.
C'est comme ça que Rapace fonctionne.

Tu cherches la merde, les petites bêtes. Tu te plains, tu râles et tu insultes. Parfois, tu en viens même aux mains; dieu que cela fait du bien. Tu le ressens, ce bien être, et tu le recherches. N'importe où, face à n'importe qui. Tu t'en fiches pas mal, des limites des personnes, tout ce que tu veux dans ces instants là, c'est une réaction. Que ce soit des mots ou même des poings. Parce qu'après, tu peux te lâcher aussi, si ce n'est pas toi qui as agis en premier. Alors, tu t'es décidé à faire chier ton monde.

Tu n'as pas toqué avant d'entrer. Tu ne frappes jamais contre la porte, de toute façon. Tu appuies juste brutalement contre la poignet, la poussant parfois avec ton pieds. Tu rentres comme si de rien n'était, qui plus est, et tu la claques en la fermant. Pas la moindre politesse; tu n'es pas connu pour cela. Tu traînes les pieds nonchalamment afin de t'installer de manière négligente devant le bureau de la personne qui se tient en face de toi. Parce que tu te crois un peu chez ta mère, en fait.

Tu te permets enfin de le fixer, une fois que tu es installé. Tu en profites même pour parler. « Toujours en train de rien foutre, Cerbère ? » L'hôpital qui se fout de la charité. Il en fait plus que toi et tu le déranges probablement. Tu t'en fous pas mal, en fait. Après tout, tu l'as dit toi-même : c'est Cerbère en face de toi. Tu as pris tes aises face à lui, à croire que c'est ton pote. T'en as même ce sourire stupide au visage, celui qui montre que tu dis ça pour de la merde, tout simplement parce que t'as envie de le dire, même si ce n'est pas vrai. Et puis, comme si c'était pas assez, tu continues dans ta lancée. T'utiliser ce que tu as de ta mémoire d’Érinye pour tenter de titiller, de piquer là où ça fait mal. « Ou alors tu attends encore un petit mot de papa Hadès qui te dit que t'es plus puni ? » Cynisme. Tu te hais un peu de faire cela, en fait, mais c'est justement le fait que tu te hais « peu » dans ces moments-là qui te permet de le faire quand même. Une tête à claque; tu ne sais même pas si c'était une bonne idée de commencer ainsi et à vrai, tu t'en fous pas mal.
Ce n'est pas comme si tu le cherchais, après tout.

© ENDYMION.


[hrp; c'est pourri je suis sorry :hide: ]
Dim 18 Sep - 20:20
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98
72
13/08/2016
vingt-deux
mégère
eldorado

Parfois tu te demandes ce qu'il se serait passé si t'avais pas atterri ici.
Ca n'arrive pas trop souvent, ça arrive quand il y a le vide de l'air qui paraît chaud et parfois -parfois, pas trop souvent-, ça arrive quand il y a la ville qui grouille et ton corps qui lui répond en se plantant ces couteaux de métaphores, ça arrive quand on ouvre ta porte sans toquer -et c'est l'absence de coups qui tue tes pensées.
Ça t'avait fait plaisir de voir Mégère. Ça n'aurait pas dû.
Est-ce que tu serais resté en enfers ?
Il y a des papiers sur la table qui te sert de bureau et bien d'autres choses ; on ne voit plus le métal sous la masse et parfois tu te demandes bien si c'est utile. Quand on veut te faire signer quelque chose, on vient te voir. Quand on veut organiser quelque chose, on ne s'adresse pas à toi. C'est de la logique la plus pure -tu montres les dents, t'es le dernier rempart. Un chien qui a jamais été bon qu'à garder ce qu'il n'a pas pu monter seul.
C'est qu'au fond, t'es assez dépressif, comme mec.
Quand il claque la porte, il y a tes sourcils qui se froncent et tes yeux qui se glacent -il n'est pas chez lui, Rapace. Vous vous regardez comme deux bêtes que vous êtes -étiez, peut-être - et tes yeux plein de sommeil n'assument sûrement pas les trop courtes nuits que t'impose trop souvent à ton corps. Bah. T'es pas là pour ne rien faire de ta vie.
Lui, par contre, ce n'est pas si sûr.
Il a toujours le verbe qui pique mais tu sais qu'il ferait tout ce que tu dis. Enfin tu crois. T'espères, mais t'es pas assez stupide pour tester ce genre de choses. T'es plus du genre à t'attacher, à te ligoter à t'étouffer de choses qui te retournent l'estomac quand tu vomis tes larmes. permets-moi de me défendre, je tweetais un mec qui m'accusait de lui avoir mangé la jambe. Il y a une pause, le temps de t'asseoir lourdement sur ta chaise. En fer, comme tout le reste. Et j'hésitais entre la consternation et la moquerie. Il y a un sourire, mais toujours des yeux qui crient la domination. Mais bon, tu me connais. Elle te connaît, Mégère. Mais pas lui. Pas ce sac d'os et de chair, pas ce squelette avec un faciès si gris, pas ces nerfs qui se connectent de manières bien trop étrange.
Et pourtant il ose.
On dirait presque qu'il avait cette bave acide qui te pendait des lèvres quand tu avais encore le Styx comme voisin, ces serpents qui sifflent et qui mordent plus vite que leurs ombres - mais pas prédateur. Cerbère n'a jamais été un assassin.
Il y a ton sourire qui se perd, une moue désolée qui se colle à ton visage. Et toi, toujours rien de tes sœurs ? C'est un coup pour coup mais pas dent pour dent parce qu'il ne saura ce que ça veut dire que quand tu lui sautera à la gorge que tu sortira les griffes qu'elles suivront langoureusement la ligne de ses vertèbres et que tu les enfoncera entre ses côtes entre ses doigts au milieu de sa langue -tu veux qu'il se taise.
Tu veux qu'il se taise parce qu'il a raison.
Alors tu souris, de nouveau, parce qu'on dit qu'il ne faut rien laisser paraître.
hrp // crimson, ft. rapace + nomade + ♥
Mar 27 Sep - 21:05
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176
12
04/08/2016
sucker for pain // suicide squad
cerbère
eldorado



pointless curses,
nonsense verses

ft. bb chien

T'as toujours du mal à savoir ce qui lui passe par la tête, à Cerbère. À force, tu tentes même plus d’interpréter les signes. Vous ne mâchez pas vos mots, de toute façon. Toi, en tout cas, c'est ce que tu fais. Si tu as un truc à dire, tu le dis. Si t'as envie d'être un connard, tu l'es.
Pourtant, c'est pas comme ça que c'est censé marcher.
Et en parlant de marcher.

« Putain, quoi ? T'as bouffé une jambe ? » T'es un peu sur le cul, pour le coup. T'as les sourcils qui se froncent, et le visage qui ne cache rien à ton dégoût. C'est dégueulasse. Littéralement. Et le pire dans tout ça, ce n'est pas l'acte en lui-même. Oh non, Rapace, le pire à tes yeux, c'est que cela ne te choque pas tant que ça. À croire que c'est normal. Peut-être que ça l'était, avant – il y a des siècles de cela. Et ça se répercute sur toi, sur ta manière de voir les choses. Ça va même jusqu'à t'arracher un rire, mais pas un doux; un de ceux qui raclent plus la gorge que ne sonnent. Et t'as les mots coinçaient au fond de toi qui en profitent pour sortir, pour s'imposer. « Nique lui sa race, ça ira plus vite. » Parce que c'est ce que toi, Rapace, tu ferais.

Mais celui qui se prend cher là, c'est pas cet unijambiste à la con. Fallait s'y attendre, aussi, que tu allais ramasser. De toute façon, c'est ce que tu voulais, ce que tu cherchais. Mais y a ce mot qui fait toujours mal, qui s’imprègne dans ton esprit de la pire manière qui soit. Tes sœurs, Rapace. Les même que celles de Mégère; celles que Viktor n'a jamais eu. Celles dont la simple mention te fait grincer des dents, serrant ta mâchoire instinctivement.
Et peut-être à tu ce regard noir.

Lui, il ne fait que te sourire. Et ça te fait chier. Putain de merde, t'as envie de lui hurler au visage que de toute façon c'est trop tard; que personne ne viendra le récupérer, que son putain de maître l'a juste oublié et qu'il sert plus à rien. Mais à la place de ça, c'est amer que tu dis. « Je n'ai pas de sœurs. » Odieux mensonge que tu désires sûrement croire. Mais ça ne sert à rien, avec Zack. Ça ne sert à rien de faire semblant d'être plus Viktor que la Mégère. T'es probablement qu'une pâle copie de l'originale, à ses yeux, et une mauvaise, qui plus est. Et peut-être que ça te fait chier aussi, oui.
Après tout, qu'est-ce qui ne te les brise pas, de nos jours ?

T'en as pas la moindre idée et de toute façon, il est pas là le sujet. Alors tu tentes de te calmer un peu, tapotant tes doigts contre le métal de son bureau. Sauf que ça se voit dans ton regard, que t'es pas serein. Qu'il a marché sur une corde sensible. Que t'es juste une merde qui a du mal à s'auto-contrôller. Et pourtant, tu fais comme si. Ça ne prendra sûrement pas avec lui. Et pourtant. Pourtant t'oses encore ouvrir ta grande gueule. « Vraiment rien du côté de ton maître ? » T'essaies de prendre un visage désolé, mais t'y arrives pas. T'arrives même pas à faire semblant d'avoir de la compassion pour ça, pour lui. « J'crois qu'on appelle ça un animal abandonné, non ? » Un chien qu'on laisse au bord de l'autoroute sans même lui accrocher une laisse en espérant qu'une voiture l'écrase au passage. Sauf que tes serres, ce ne sont pas une voiture, mais ça n'empêche pas que tu as cette envie de lui enfoncer dans les yeux jusqu'à les percer, quitte à la faire trois fois si nécessaire.

© ENDYMION.
Dim 4 Déc - 21:10
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