deadly disease
il leur avait suffit d'attendre le bon moment, le bon jour. il leur avait suffit d'être patients, le doigt prêt à presser l'interrupteur — il leur avait suffit de compter jusqu'à trois et elles étaient sorties l'instant d'après, avaient avalé un nombre horrifiant de vies. s'étaient emparées des familles et les avaient déchirées d'un coup de croc, avaient disloqué des liens et brisé des coeurs en l'espace de quelques secondes. il leur avait suffit d'un souffle pour faire exploser la capitale, bombes enterrées des années — des siècles ? — plus tôt sous le sol de nausicaa.
il leur avait suffit d'un battement de cil, mais ça ne lui avait pas suffit.
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noeuds de suie rouge — wolfy



il en fallait peu, beaucoup mais énormément pour que l'envie même te fasse plané dans les rues inondées de bruits et de craquements sinistres que fait la semelle contre le bitume, contre le gravier et sur le passage piéton. le dilemme est toujours le même, il fallait se faufiler, se faire petit et onduler entre les baskets et les talons qui laissent une trace indélébile dans ton tourment. et puis quand la première brèche sombre et froide, menant aux ruelles où la pénombre est reine, se présente, tu souris, tu pivotes sec et tu marches, le dos droit, les mains jouant entre elles, nerveuses, palpantes et moites. le mur sale, imprégné de cette suie rouge coulant contre les briques humides, tu t'y colles, tu devais reprendre ton souffle et redevenir le maître de tes pensées, folles et divergentes, excitées par le battement creux de ta pompe qui ne cesse de crier à quel point tu es bête, tu es bête de vivre, tu ne vis que du néant, tu n'as rien offrir au monde à part la curiosité que le psychologue te montre, touchant ta boite crânienne, inspectant tes yeux et le fond de tes pensées.


- le thé que je prends le soir a un goût différent. je n'aime pas ça.
- trop de sucre peut-être ?
- non, du cognac.
- j'avais une tante qui buvait beaucoup et un jour elle morte après une overdose de somnifère, la gueule de bois en soit. à ses pied, il y avait une bouteille de cognac et de triple sec.
- je n'ai pas le droit de prendre des somnifère. alors à la place j'ai du cognac.
- refais une autre tasse ?
- non, il y aura toujours du cognac. je ne peux pas changer ma vie du tout au tout pour une simple goutte de cognac.



les habitudes. tu prends pour habitude d'aller chez le psychologue une fois par semaine. tu prends l’habitude de noter à chaque heure ce que tu dois faire, manger ou boire. la vie n'est rien d'autre qu'un agenda dans lequel tu écris à la minute près. tu ne peux te permettre de faire mal, de faire comme si rien n'était important. tout l'était pour toi. même le thé, même le cognac que ton père mettait dedans. la couleur rouge du mur, si écarlate et fade en même, s'était incrusté dans les plis de ta main. troisième poche cousue à l'intérieur de ta veste, pile-poil en face de ton cœur, tu en sors une bouteille de désinfectant et tu continues ta route. les écouteurs aux oreilles, marmonnant sur ton clavier des mots, des sons faibles. une cadence rythmée au son des gouttes vaporeuses de la pluie, tu voiles ton visage avec ta capuche, coincé entre les murs tagué avec la haine et parfois maison de pauvres gens rampant.
Mer 21 Sep - 20:12
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Invité

 w/ jiminy ; oue j'aime beaucoup fight club
 je suis la vengeance narquoise de
jack 

aujourd'hui il a ce regard, vous savez, le regard qui dit que ce n'est pas le bon jour
aujourd'hui n'est pas un bon jour.


il est figé au milieu de la rue mais personne n'ose lui dire de bouger parce que c'est un de ces jours où il ne porte aucun masque et où il est facile de voir qu'il n'est pas le genre de gars à qui on demande de bouger, enfin vous savez.
wolfgang n'a pas la tête d'un mec sympa, pas quand il est calme, pas comme ça.

le visage grave, fermé, il contemple le ciel gris comme s'il l'avait personnellement offensé ; en réalité, wolfgang est juste songeur, pense à ce qui pourrait l'extirper de l'ennui morbide de cette journée trop calme, trop froide, trop fade. la vérité c'est qu'il est venu dans ce quartier dans l'unique but de calmer ce sentiment de besoin refoulée, même s'il ne le sait pas. oh non, il ne sait pas tout. wolfgang est vicieux, calculateur, manipulateur, même envers lui-même ; wolfgang sait comment se surprendre et wolfgang sait qu'il n'aime pas être surpris.

et encore une fois, il s'est fait avoir par sa confiance aveugle envers lui-même, s'est laissé guider dans sa naïveté vers l'assouvissement de ses pulsions les plus cruelles. alors wolfgang prend une cigarette et un sourire vient fendre ses traits, mais ce n'est pas son sourire moqueur habituel. c'est un sourire désespéré qui doit lui faire mal puisqu'il en tremble de tout son corps. il rit doucement dans sa folie discrète, offre le spectacle étrange d'un homme se laissant docilement emporter par la démence; mais aucun passant ne le remarque, ils sont tous trop occupés par leur empressement d'échapper à la pluie pour se soucier de lui. ah ces gens du nord, ils le laisseront noyer sa folie dans le silence.

ça le vexe un peu, wolfgang. il veut des spectateurs, des témoins, des victimes pour ses pertes de contrôle passagères. alors il regarde autour de lui, cherche la perle rare du jour et, au moment où il pose les yeux sur lui, il sait qu'il a trouvé son souffre douleur. un petit gars qui n'a rien d'imposant, pour une raison quelconque, éveil sa curiosité. son instinct lui dit que c'est celui-là ou peut-être est-ce la démence qui parle, qui sait. mais, trop tard, le loup s'approche déjà de l'agneau. ah, il n'a pas d'excuse pour l'accoster, mais aucun prédateur n'a jamais éprouvé le besoin de se justifier.
wolfgang est à quelques centimètres de lui maintenant, l'autre l'a sûrement remarqué. il est plus grand, plus imposant et en tire une certaine fierté. une fierté malsaine, orgueilleuse qu'il ne cache pas, au contraire, il l'arbore comme un trophée, s'en pare pour augmenter sa confiance.
il tend le bras droit et, d'un geste vif et précis mais sans aucune violence, lui enlève un écouteur et se penche doucement à son oreille.

eh, gueule d'ange

il ricane doucement, pour l'instant il se contente d'étouffer sa proie par sa présence malveillante qui lui dévoile un peu ce qui l'attend, histoire de la torturer, voir si elle est fragile mentalement. il la regarde dans les pupilles avec ses yeux rougoyants qui la défient d'avoir l'audace de courir pour échapper à ce qui va suivre.

Lun 26 Sep - 0:00
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noeuds de suie rouge — wolfy
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