deadly disease
il leur avait suffit d'attendre le bon moment, le bon jour. il leur avait suffit d'être patients, le doigt prêt à presser l'interrupteur — il leur avait suffit de compter jusqu'à trois et elles étaient sorties l'instant d'après, avaient avalé un nombre horrifiant de vies. s'étaient emparées des familles et les avaient déchirées d'un coup de croc, avaient disloqué des liens et brisé des coeurs en l'espace de quelques secondes. il leur avait suffit d'un souffle pour faire exploser la capitale, bombes enterrées des années — des siècles ? — plus tôt sous le sol de nausicaa.
il leur avait suffit d'un battement de cil, mais ça ne lui avait pas suffit.
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Hell of paradise - Hide


Lost it to trying - Son Lux

Ta condition d’humain t’étouffes, tu étouffes, Seek, Seek, tu ne respires plus, ce soir t’as du mal, tu sais plus dans quel état tu es, tu ne sais plus ce que tu es, tu cherches le souffles, mais rien ne sort, rien n’inspire, rien ne t’inspires et tu paniques dans ta solitude, dans ta chambre, dans le noir et le vide qui t’entraînent dans les méandres de tes pensées fugaces, des flashs, tu ne sais plus ce que tu vois, tu ne vois justement rien et le vide t’appelles dans ton lit, tu tombes, mais tu te relèves, Seek tu ne respires plus ce soir et tu as peur et tu t’enfonces dans les pensées les plus sordides et tu penses à lui, parce que tu penses tout le temps à lui, mais maintenant à présent, tu ne fais que penser à lui, et tu ne sens plus rien d’autre de ton corps, tu veux entrer dans le sien comme réconfort, tu te dis que tu le rejoins mais t’as quand même besoin d’air parce que t’es humain et que tu ne te laisseras pas mourir, si tu voulais vraiment le rejoindre, tu l’aurais fait avant, mais ta lâcheté t’en a empêché, et tu n’as rien fait, mais là, là Seek, inspire, inspire fort, expire, respire; sors.

Tu as besoin d’air mais l’air sombre de ton taudis t’empêche de réfléchir, même si réfléchir n’est pas ta priorité, maintenant à l’instant tu as juste besoin de vivre. Alors tu te redresses comme un asthmatique, les yeux te sortent par les orbites et le coeur bat si fort dans tes tempes que tu crois te sécher sur place. La main sur ta gorge, tu finis par retirer les draps d’un geste violent qu’il explose tout le bordel que t’avais entassé et tu te lèves en tâtonnant les meubles qui ornent la pièce, et tu te traîne, tu n’as jamais été aussi lourd qu’à ce moment, tu portes ta chair, tu portes tes os, tu portes tes viscères qui serrent, qui serrent ton ventre comme un boa sa proie. Tu rampes ou tu t’enfonces dans le sol, tu ne saisis plus trop la différence et tu penses trouver ton salut dans l’eau à flot que tu fais couler dans le lavabo, tu plonges ta tête dans la vasque remplie et tu ne sais plus, quand tu relèves la tête, si tu viens de sortir du liquide ou si tu es dans l’air frais qui brûle ton visage. AIR. Tu as besoin d’air Seek, respire, Seek, respire, inspire, shhhht, ça va aller. Mais t’as son fantôme qui plane devant tes yeux comme un spectre qui annonce la fin, et tu as terriblement peur Seek, l’eau qui coule sur tes joues n’est plus seulement celle du robinet, tu paniques, tu ne comprends pas, vraiment pas pourquoi tu es dans cet état, pourquoi, après tout ce temps, IL te met dans tout ces états. Pourtant tu y penses tous les jours, mais pourquoi maintenant ?

Tes mains, tes jambes, tes os tremblent et s’entrechoquent quand tu essaies de sortir. Tu es dans un état lamentable, on te prend pour un fou, un drogué, un accro en manque, et si tu as peur, tu fais peur aussi. Tes oreilles bourdonnent, ta vision est floue, tu respires mal, tes poumons sont des pruneaux qui sèchent si vite… Seek, tu marches dans la rue et tu es pieds nus. Tu as les yeux explosés, rouges, et tu pleures comme un enfant, tu veux ton frère, tu veux ton air. Tu avais déjà eu des cauchemars en pensant à lui, tu ne digères toujours pas sa disparition, mais ce soir, tu ne sais plus si tu es éveillé ou si tu rêves debout, et tu as peur de la réalité, de celle qui revient toujours quand tu te rends compte que non, il n’est toujours pas là. Alors tu cours dans la rue maintenant, tu cherches, quelque chose, quelqu’un, t’as l’impression qu’il est au bout du chemin, mais lequel ? quel chemin. « DIS MOI » tu hurles,  tu ne t’en rends pas compte, tu ne fais toujours pas la différence entre réalité et rêve, cauchemar… Tes pieds te mènent partout, tu as mal au corps, tes pieds sont noirs, tu t’es mets rentré un caillou sous la plante, tu saignes un peu. Tu t’es pété l’ongle du pouce, tes mains râpent contre les briques des murs, tu t’écorches sur le béton, la dureté de la ville te rattrape et te frappe, tu saignes un peu, tu pleures encore ce qu’il te reste d’eau dans le corps, tu maudis la ville, tu te cognes contre un lampadaire. Tu t’appuies contre, tu fermes les yeux et tu te laisses tomber; les gens t’évitent, tu te sens terriblement seul, tu le veux, tu veux qu’il te serre dans ses bras, qu’il te réconforte, tu veux sa chaleur parce que là, là, Seek, tu es gelé. Tu ressembles aux cadavres dans ta pâleur, tu es misérable; mais tu te relèves dans un instant de lucidité, tu ne veux pas mourir, non, tu ne veux pas, surtout pas alors tu reprends ta course de mort et la dureté du sol laisse place à l’humidité, le frais, tu crois décoller, tu crois t’envoler vers l’autre monde, mais tu t’arrêtes au milieu de ta transe et tu es dans le frais du bois. Tu tombes. A genoux. L’herbe te caresse le visage, mais si elle est douce, elle n’est pas la chaleur que tu recherches. Tu te demandes encore combien de temps ce besoin va durer, ce besoin de lui et tu te relèves, épuisé.

Tu marches en fantôme, tu hantes le bois de ton absence et silence. Tu vas sans savoir, tu veux dormir, tu as de la fièvre, Seek, tu aurais du prendre de quoi te soigner. Tu délires, tu ne sais plus si tu ris ou tu pleures. Tu t’enfonces dans le sombre de la forêt. Tu trébuches, tu l’aperçois, tu pleures à nouveau. « ARRÊTE DE ME HANTER ! CASSE TOI ! T’es parti, tu me fais trop de mal, pourquoi tu t’accroches ? Pourquoi tu me fais souffrir, Hide, hein, pourquoi t’es toujours dans ma tête ?» Tu te prends la tête dans les mains, cette dernière apparition te rend fou, tu pensais être sorti de ta folie, mais il est toujours là, devant toi, tu le reconnaîtrais entre mille, tu le reconnaîtrais défiguré, tu vis avec lui dans ta tête depuis plus de vingt-ans.
Dim 25 Sep - 13:53
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03/08/2016
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what will we do now we've lost it to trying
Il avait perdu la raison à force de la chercher, s'était perdu entre deux grains de douleur et n'avait plus qu'une chose en tête – seek. il t'a toujours cherché, seek ; ça le rendait malade d'essayer, ça lui bouffait la gorge et la poitrine comme un vautour aurait dévoré ses restes. & pourtant il continuait, il s'accrochait à cette pensée avec le désespoir d'un pendu se briserait les orteils pour conserver la chaise sous ses pieds. Il savait pas comment arrêter, parce qu'il avait fait ça depuis sa naissance – jamais seul, jamais abandonné.
& lui, il avait osé disparaître.

C'est ça, la première pensée qui terrasse son esprit quand il ouvre les yeux – non, quand il l'ouvre l'oeil, manifestement incapable de faire fonctionner sa paupière gauche. Trop épuisé pour l'effleurer du bout des doigts, il rassemble ses forces et cherche à se rappeler ; mais c'est aussi dur que de se remémorer un rêve, plus il y pense plus les souvenirs s'effritent. La vision si éthérée qu'il n'en différencie pas le ciel noir des ombres qui flottent au-dessus de lui, la bouche si sèche qu'il a l'impression qu'en l'ouvrant il se briserait les lèvres. Il essaye pourtant, desserre les mâchoires qu'il avait contracté à s'en briser les dents et quand ses bras lui obéissent enfin, c'est un éclair douloureux qui lui transperce le crâne, à la manière d'une gueule de bois digne de son plus beau nouvel an.

du blanc.
tout autour de lui, dans les murs, le plafond, sur lui même. L'absence de couleur lui brûle les yeux et la lumière pâle finit d'achever ses rétines – il s'arrachait même les cheveux pour y espérer trouver le brun si familier mais ça n'était que des mèches de la même teinte que le reste de la pièce.
Il devenait fou.


il se relève avec la difficulté d'un vieil handicapé et ses genoux tremblent, peut-être incapables de le transporter ; les souvenirs n'affluent plus, l'amnésie le prend à la gorge et la bile s'échappe d'entre ses lèvres manifestement brisées. Il n'essaye même pas de retenir l'expression de son dégoût et, les parois de sa boîte crânienne fracassées sur un rythme aussi irrégulier que sa respiration, il prend appui contre un tronc, regarde autour de lui.

Du gris. Partout, sous des milliers de nuances. il ne perçoit ni le vert des feuilles ni le rouge des gouttes de sang qui s'écoulent de sa main écorchée – probablement en se hissant trop brutalement contre l'écorce sèche, coupante. Le froid mord sa nuque, embrasse ses clavicules et l'agresse jusque dans ses ongles. L'oeil gauche toujours obstrué par ce qu'il déduit être un bandage au toucher, il tente quelques pas, traverse une demi-douzaine de mètres avec l'agilité d'un faon sur le givre. C'est comme réapprendre, seul, comment faire fonctionner ses jambes – l'une après l'autre, sans trop s'appuyer sur la droite.
Pic de douleur, encore. L'entièreté de son épiderme semble trop sensible à la brise gelée, ses membres tremblent et ses molaires s'entrechoquent. L'absence des couleurs autour de lui ne l'effraie presque plus, comme si sa vue avait déjà oublié à quoi ressemblait le bleu de tes yeux. & ça lui revient, encore une fois.

« seek. » la voix éraillée de n'avoir pas parlé pendant trop longtemps – ou d'avoir trop crié, il n'en sait rien. Animé par la simple idée de pouvoir revoir ton visage, réentendre ton timbre et ressentir ta chaleur, il reprend la marche. Plus confiant, sans que les questions ne se bousculent sous son cuir chevelu ; il y pensera plus tard.
La priorité, c'est toi.

Mais il a beau avancer tout droit, slalomer entre les arbres gris, il ne trouve ni la sortie, ni la bonne route – il a l'impression douloureuse de tourner en rond et de revenir à chaque fois contre l'écorce qui lui a ouvert la main. Jusqu'à ce que, dans un soupir, il ferme l'oeil et porte une main endolorie à son visage pour pincer l'arête de son nez.
Jusqu'à ce qu'il entende un sanglot, une présence qui transpire la vulnérabilité ; jusqu'à ce que ton cri le fasse sursauter, et que son coeur sombre dans sa poitrine. Il entend tes mots sans réellement les comprendre, sent ta douleur comme si elle était la tienne – et s'il fait un mouvement vers toi, il a peur de t'effrayer, peur que tu t'enfuies en courant comme s'il n'était qu'un fantôme. Il aurait pu se cacher, s'il ne t'avait pas tant cherché. T'épargner la vision misérable du frère qu'il a toujours été. Faible et trop dépendant, depuis le début. Trop humain, peut-être.

Sans qu'un mot ne franchisse la barrière rosée de ses lippes, il avale le vide qui vous sépare en quelques pas, s'accroupit devant toi et ose sourire. Le sourire triste, qu'il aurait voulu réconfortant ; ses genoux grincent lorsqu'il termine de s'asseoir à tes côtés et ses mains relèvent ton visage, doucement. Elles caressent tes cernes et essuient tes larmes, il vient embrasser ton front brûlant, tes paupières livides et tes joues trempées. Ses doigts glissent vers ta nuque, découvrent ton pouls affolant, redessinent les courbes de tes clavicules – et ses lèvres continuent d'effleurer tout ton visage, il espère qu'elles sont assez fraîches pour apaiser la chaleur de ton propre corps.

Toujours mu d'un silence qu'il veut respectueux, il frotte tes avant-bras et entrelace fugacement ses doigts au tiens, avant d'enfin serrer tout ton corps fragile contre le sien. Il a peur, tu sais ; peur que tu le repousses, que tu le haïsses d'être ici au lieu d'avoir été à tes côtés. Et c'est tout ce qu'il sait – qu'il a disparu, qu'on l'a séparé de la prunelle de ses yeux. Peut-être que c'est pour ça qu'il n'entend plus les gémissements de ses articulations, qu'il ne perçoit plus les tiraillements de ses muscles mis à l'épreuve. Il ne sent que tes épaules secouées de sanglots et la culpabilité écrasant les siennes, scellant sa bouche.

Mais les voilà qui viennent, les mots. Doux, soufflés directement au creux de ton oreille, contre ton hélix. « je suis désolé. » ça lui semble légitime de s'excuser, mais ça n'apaise en rien son dos meurtri de ce qu'il considère comme ses propres crimes. & il ne pensait avoir disparu qu'une soirée, qu'une nuit, mais tu as tant changé, seek. On ne maigrit pas autant en quelques heures. « je suis là, maintenant. » ses cordes vocales cherchent à vibrer mais sa gorge l'étouffe, l'air qu'il avale lui paraît empoisonné. « arrête de pleurer. »
plus une supplication qu'un ordre, et sa voix se brise sur la dernière syllabe.
feat. seek




Sam 1 Oct - 10:46
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18/07/2016
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Paradis retrouvé
La forêt hantée ne fait que ressortir ta hantise de le voir pour de vrai. Mais la réalité ne te paraît qu’impossible. Il est strictement impossible qu’il soit là devant toi; Encore les débauches de ton esprit en ébullition. Pourquoi faut-il toujours qu’il te joue des tours. Pourquoi ne part-il pas pour de bon ? Pourquoi ton esprit le rattache à ton coeur. Alors pourquoi tu ne le suis toujours pas. Le froid qui te dévore les membres se veut réconfortant, et tu ne comprends pas. Tu ne comprends pas l’impossibilité de ce qui se passe. Le froid te mordait, et maintenant il est choux, il est doux, et tes épaules qui tremblent sont maintenues, et tes larmes qui mouillaient tes joues ne coulent plus. La confusion embrouille ton esprit et tu le regardes intensément. Oui, il te regarde Hide. Hide est bien trouvé. Tu te caches. Tu t’es caché tout ce temps et tu réapparais, comme une fleur qui pousse en pleine nuit, comme la survie dans un monde qui trépasse. La force soudaine d’un univers vain. Mais pourquoi, encore pourquoi, et pourquoi, ensuite pourquoi. « Pourquoi ? » Tu le repousses après avoir aspiré de sa chaleur, de sa vie, mais tu le rattrapes, tu le rattrapes, tu t’accroches, tu rentres tes ongles dans sa chair si ferme, plus ferme qu’avant il te paraît. Tu l’agrippes et l’empoignes, tu le serres, tu ne le laisses pas partir. Tes yeux sont méfiants, ton visage est serré et tes mâchoires grincent. Tu ne sais pas quoi dire, tu ne sais pas quoi faire d’autre que de le gardé attaché à toi, de t’enfoncer en lui pour ne plus quitter l’enveloppe de son corps. Tu ne le reconnais pas, son oeil est étranger, le deuxième n’est plus là. Il est grand, il est différent, et tu ne sais plus s’il est vraiment ton double ou un étranger. Tu l’as tellement imaginé, tu l’as tellement espéré, qu’une fois face à lui tu doutes. Tu doutes de sa véracité, et pourtant, tu ne lui laisses pas de bénéfice.

La folie se transforme en une colère indicible. Tu boues, tu boues tellement que tu sens ton sang remonter aux joues, tu crois qu’il te coule de la bouche, mais c’est juste parce que tu la mords si fort qu’elle saigne à en couler. Le sel brûle à son contact et tu secoues la tête vivement. « T’es qui ? Qu’est-ce que tu fous ici ? Tu cherches à te foutre de moi c’est ça ? Casse toi, casse toi, casse toi » Tu le repousses encore une fois et tu te redresses à une vitesse que seul un fou en est capable. Tu te crois fou. Tu rigoles à présent. « Je suis con, il peut pas être revenu comme ça » tu marmonnes. Tu te crois en plein délire, tu réalises que t’as de la fièvre, et tu continues à parler tout seul. « Faut que je rentre, faut que… il… » Tu te retournes. « TU FOUS QUOI ENCORE ICI ? JE T’AI DIT QUOI PUTAIN ? » Tu t’apprêtes à le frapper, mais ta main n’arrive pas jusqu’à lui, t’en es incapable, et s’il était VRAIMENT là, devant toi ? t’y as pensé à ça, Seek ? Si c’était vraiment lui ? S’il était véritablement revenu… Alors le poing s’affaisse sur ta tête Seek, et tu te cognes, tu te cognes la tête et te tires les cheveux. Tu veux pas être fou, et tu sais que t’as peur… Et tu t’effondres au sol. « Léo, c’est toi ? dis moi que c’est toi, que t’es là, que… » Tu le regardes intensément avec les dernières minutes de lucidité que tu retrouves. « Ton oeil ? » Et tu le reprends dans tes bras, tu le serres, tu le couves, tu l’enlaces à en faire des noeuds que jamais personne ne pourra plus défaire.
(html) osbwrn;

Jeu 27 Oct - 17:31
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